Incontinence : les solutions

Suite et fin de notre dossier l'incontinence. Découvrez l'ensemble des solutions qui existent pour vivre au mieux avec son problème d'incontinence.

incontinence et maladie

L’incontinence urinaire

- CHANGER SES HABITUDES ALIMENTAIRES

Il suffit parfois d’éviter certaines substances pour voir le trouble s’atténuer significativement. Certaines boissons ou aliments étant particulièrement irritants pour la vessie, conseillez à votre proche de ne pas en consommer. Eliminez en premier lieu les boissons caféinées de son alimentation : elles irritent la vessie et déclenchent de fréquentes et irrépressibles envies d’uriner. Les jus d’agrumes sont à ranger dans la même catégorie, ainsi que le chocolat. Quant à l’alcool, en plus d’être irritant, son action diurétique aura tendance à déclencher chez votre parent un besoin pressant et parfois incontrôlable d’uriner. A éviter donc.

- LES TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX

Il existe des médicaments dont l’action est de réduire les contractions excessives de la vessie et du sphincter urinaire, et ainsi, de soulager certains types d’incontinence. Ces médicaments ont hélas des effets secondaires : c’est pourquoi il est important d’en discuter avec le médecin avant de se lancer dans le traitement.

- LA RÉÉDUCATION DE LA VESSIE

Il s’agit de faire prendre à votre proche de nouvelles habitudes, en l’obligeant à uriner à heures fixes. Le but est de régulariser les passages aux toilettes de façon à ce que le cerveau reprenne le contrôle de la vessie.

- LA RÉÉDUCATION DU « PLANCHER PELVIEN »

Pratiquer régulièrement quelques exercices physiques bien précis aidera votre proche à renforcer ses muscles périnéaux et à mieux contrôler sa vessie et ses sphincters. Ces exercices (exercices de Kegel), consistent à contracter, à dix reprises, les muscles du périnée pendant quelques secondes avant de les relâcher. Selon les spécialistes, la bonne cadence pour pratiquer ces exercices serait de les effectuer cinq ou six fois par jour. Vous pouvez par exemple proposer à votre parent de s’y astreindre avant et après chaque repas. Ces mouvements de musculation sont tout particulièrement recommandés aux femmes enceintes et à celles qui viennent d’accoucher, mais sont bénéfiques à tous ceux qui souffrent d’incontinence urinaire, notamment d’incontinence par miction impérieuse.

Des systèmes de stimulation des muscles pelviens viennent parfois compléter les exercices de Kegel. Ainsi, l’envoi d’un léger courant électrique au niveau du pelvis permet de mieux situer les muscles à l’intérieur du corps, tandis que l’utilisation d’une sonde (technique du « biofeedback ») aide à mieux contrôler l’intensité des contractions et l’efficacité du travail. Consultez un spécialiste pour plus d'informations.

L’incontinence fécale

Selon le type de trouble dont souffre votre proche, le médecin lui prescrira différents traitements. Sachez qu’en moyenne, l’incontinence fécale se soigne bien, et que la quasi-totalité des personnes soignées ont vu son état s’améliorer significativement.

- LES TRAITEMENTS MÉDICAUX

En cas de trouble du transit associé, qu’il s’agisse de constipation ou de diarrhée, un traitement médical peut suffire à améliorer ou à faire disparaître l’incontinence. Votre proche devra alors suivre quelque temps un traitement médicamenteux et respecter un régime alimentaire adapté.

- LA RÉÉDUCATION

Les traitements médicaux ne suffisent pas toujours à soigner l’incontinence. C’est pourquoi ils doivent parfois être associés à une rééducation. Comme pour l’incontinence urinaire, le but de la rééducation est de renforcer la musculature ano-périnéale, de façon à améliorer la capacité à se retenir. L’autre objectif de ces exercices sera d’augmenter la sensibilité au niveau du rectum afin de permettre à la personne de retrouver la sensation du « besoin d’aller à la selle ». La rééducation passe par différents types d’exercices : électrostimulation, toucher rectal, technique du « biofeedback » (sonde anale permettant de visualiser les contractions), utilisation de ballonnets gonflables…

- LES TRAITEMENTS CHIRURGICAUX

Si l’incontinence dont votre proche est victime est directement liée à un traumatisme physique (déchirure du périnée lors d’un accouchement, conséquence d’une opération des hémorroïdes…), l’intervention chirurgicale sera le meilleur moyen de réparer les tissus lésés. En cas de paralysie ou de destruction totale du sphincter anal, la pose d’un sphincter artificiel est une opération de plus en plus courante.