Incontinence et ménopause (suite)

incontinence urinaire féminine, fuite urinaire, ménopause

Relâchement des tissus, prise de poids, arrêt de la sécrétion hormonale sont les conséquences physiques induites par la ménopause et qui favorisent considérablement les risques de fuites urinaires chez la femme. Alors que plus de trois millions de femmes sont concernées par les problèmes d'incontinence urinaire, nombre d'entre elles se sentent honteuse d'évoquer le sujet avec leur entourage ou leur médecin. Pourtant le dialogue est le premier pas vers la bonne gestion des problèmes de fuites urinaires et la guérison dans certains cas.

L'incontinence urinaire d'effort et sécrétion hormonale

incontinence femme

La ménopause se caractérise en effet par l'arrêt total et définitif de sécrétion d'oestrogènes et de progestérone. Cet arrêt de sécrétion hormonale par les ovaires a pour conséquence direct un relâchement des fibres musculaires, y compris les muscles du plancher pelvien, directement impliqués dans la rétention des urines. En favorisant la distension des muscles du plancher pelvien, la ménopause provoque une incontinence urinaire dite d'effort, qui se caractérise par des fuites urinaires lors d'un effort physique comme une toux, un éternuement ou le port d'une charge lourde.

Ce phénomène est responsable de la plupart des problèmes d'incontinence chez les femmes : l'incontinence d'effort représente en effet la moitié des troubles urinaires féminins. 

La ménopause et l'incontinence par instabilité vésicale.

La relation entre la ménopause et l'incontinence par instabilité vésicale est moins évidente. Cette dernière se caractérise par une envie soudaine et irrépressible d'aller aux toilettes suite à une contraction de la vessie, même si cette dernière n'est pas pleine. Cette forme d'incontinence se déclare notamment dans le cas d'irritation de la vessie, comme lors d'une cystite. La distension des tissus musculaires provoquée par la ménopause peut être indirectement la source d'une fragilisation des parois de la vessie provoquant dès lors des fuites urinaires par instabilité vésicale. 

Si le lien entre ménopause et incontinence d'effort est direct, il l'est beaucoup moins pour l'incontinence urinaire par instabilité vésicale.

Dans tous les cas, il est important d'en parler à son médecin généraliste. Pour se rassurer d'une part car nombreuses sont les femmes qui vivent leurs fuites urinaires comme une fatalité qu'il ne faut pas montrer, et surtout parce que des traitements existent. En parler permet aussi d'être conseillée dans le choix des protections absorbantes les mieux adaptées.

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