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Problèmes psychologiques et incontinence

Posté le 29/11/2017 par Barbara | Infirmière conseil

Problèmes psychologiques et incontinence

L’incontinence ne provient pas forcément d’un problème organique, elle peut être d’origine psychologique. D’autre part, elle peut aussi affecter le psychisme. La symptomatologie psychique en lien avec l’incontinence se manifeste à tous les âges mais se soigne parfaitement.

Un terrain psychologique fragile

Beaucoup de patients viennent en consultation d’urologie pour des problèmes d’incontinence et se retrouvent ensuite pris en charge par un psychiatre. A l’origine d’une incontinence, on n’a pas toujours à remettre en cause l’intégrité de l’appareil urinaire. Parfois, il n’y a aucune lésion organique décelable. Le diagnostic d’une atteinte psychologique ne vient qu’après les vérifications « mécaniques », souvent en tant que diagnostic d’élimination. Parmi les troubles psychiques les plus reconnus pour leur impact sur la continence, on peut citer la dépression. Il s’agit surtout d’un terrain dépressif puisque la personne n’est pas vraiment dépressive mais souffre d’une fragilité psychologique. Son estime de soi et sa confiance en elle est altérée. Ce genre de symptôme de prédisposition s’associe parfois à une perte du contrôle du périnée. La vraie dépression s’installe par la suite.

Les troubles psychologiques chez les seniors

Les personnes âgées sont le plus affectées par les problèmes d’incontinence liés à des origines psychogènes. Lorsque la personne se sent peu valorisée, seule, découragée, elle peut développer une incontinence. Ce genre de situation se retrouve dans le veuvage où la situation émotionnelle et relationnelle change brusquement. Si la personne se renferme sur elle-même et qu’elle renonce à avancer, il peut en résulter des troubles involontaires du contrôle de la vessie. Le contexte émotionnel a donc un impact sur la composante psychogène de nombreux problèmes urologiques. L’angoisse est aussi un facteur non négligeable. Des situations impliquant de la gêne envers autrui, comme lorsque la personne ressent qu’elle a besoin d’aide pour se changer ou se doucher, peuvent affecter son psychisme de manière négative. Enfin, tout ce qui est générateur de stress peut conduire à une perte du réflexe de la miction. Cela se manifeste par une envie fréquente d’uriner car la vessie est tendue dès qu’elle contient un peu d’urine. Cliniquement, ce genre de problème est facile à identifier car l’incontinence disparait lorsque la personne n’est pas soumise au facteur de stress.

L’impact social de l’incontinence urinaire

Qu’il s’agisse d’une incontinence d’urgence, mixte ou d’effort, les conséquences sont toujours presque les mêmes : une perte de l’estime de soi. Ce symptôme est pour beaucoup un handicap changeant énormément leur façon de vivre. L’angoisse face à des situations considérées comme normales augmente alors. Par exemple, l’incontinence peut gêner l’engagement dans une nouvelle relation de couple par crainte de rejet. La vie associative est aussi affectée car les sorties entre amis ou même le simple fait d’aller au travail créent une appréhension. L’isolement est donc à craindre lorsque les symptômes de fuites urinaires perdurent. Faute d’une prise en charge à temps, ce repli sur soi va s’aggraver entrainer une dépression sévère. Heureusement, pour retrouver une vie normale, il est toujours possible d’ouvrir le dialogue avec un professionnel de santé et d’accéder à des traitements efficaces.