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L'incontinence urinaire : osez en parler

L'incontinence urinaire : osez en parler

L'incontinence fait partie des sujets encore tabou. En famille ou en société, les fuites urinaires sont souvent mal perçues car méconnues. Pourtant, plus de 4 millions de français et françaises souffrent de fuites urinaires plus ou moins importantes. Contrairement aux idées reçues, l'incontinence urinaire n'est pas réservée aux séniors puisque 12% des femmes agées de 20 à 29 ans connaissent des fuites urinaires.

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En 1998, l'Organisation Mondiales de la Santé (OMS) organisait la première consultation sur l'incontinence. Cette commission a fortement contribué à lever le voile sur une maladie restant très largement taboue dans le monde entier : objet de honte de d'exclusion, l'incontinence urinaire est souvent vécue comme une fatalité qui malgré le nombre important de personne qui en souffre.

L’hyperactivité vésicale est l’une des causes les plus courantes et les plus pénibles de l’incontinence. Elle se caractérise par la fréquence des mictions (plus de 8 fois en 24 heures); leur urgence (besoin soudain et impérieux d’uriner) et la présence de fuites totalement incontrôlées lors d’un besoin urgent. L’autre grande cause d’incontinence tient à un dysfonctionnement uréthral: tout effort qui provoque une brusque augmentation de la pression abdominale (le fait de rire, d’éternuer ou de courir, par exemple) entraîne une perte involontaire d’urines.

Vingt-cinq commissions ont étudié le problème de l'incontinence sous tous ses angles, depuis sa prévalence dans le monde (de 10 à 47 % selon les estimations en 1998) jusqu'aux conséquences que cette affection peut avoir au niveau local, régional, national et mondial du point de vue économique ou eu égard à ses effets sur la qualité de la vie.

Cette consultation a non seulement permis de faire prendre conscience du problème, mais encore de proposer des principes directeurs universels pour le traiter. En s'appuyant sur ces principes thérapeutiques universels, le personnel soignant - généralistes, urologues, obstétriciens, gynécologues ou infirmières - est depuis cette date mieux en mesure d'informer et d'aider ceux qui souffrent d'hyperactivité vésicale ou d'incontinence en général. Pour reconnaître et traiter les millions de gens qui souffrent d'incontinence urinaire dans le monde, il était en effet capital de pouvoir disposer de données normalisées et de principes thérapeutiques universels.

Cette affection est si répandue, elle est vécue si honteusement et elle gâche à tel point l'existence de ceux qui en souffrent, que la Consultation a considéré comme l'une de ses finalités essentielles de la classer officiellement parmi les maladies, ce qui est le cas depuis 1998.

Malgré cela, force est de constater que l'incontinence sous toutes ses formes reste taboue. Il est pourtant indispensable d'en parler librement traiter le problème ou tout simplement améliorer le confort des personnes qui en souffrent.

A lire ensuire : Incontinence urinaire et qualité de vie