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Vie sexuelle et incontinence

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

Vie sexuelle et incontinence

Souffrir de fuites urinaires, c’est aussi souffrir dans sa vie intime. Et les hommes tout comme les femmes en sont gênés. La fraction psychique prend une grande place dans ce problème qui peut être résolu grâce un bon accompagnement.

Un lien étroit entre deux zones

La relation entre les problèmes de continence et la vie sexuelle est expliquée par la proximité des organes concernés. Chez la femme, l’utérus et le vagin sont situés juste derrière la vessie. Les orifices provenant de l’urètre et du vagin sont très proches. Chez l’homme, une partie de l’urètre qui provient de la vessie est placé dans le corps pénien. Il est donc tout à fait logique qu’un trouble des fonctions d’un appareil influence aussi les fonctions de l’autre. Aussi, lorsque les fuites urinaires ne sont pas contrôlées, il arrive que la vie sexuelle en pâtisse. De même, le contrôle nerveux de la région pelvienne est assuré par un faisceau de nerfs. Les atteintes sont donc collatérales.

Les problèmes spécifiques aux hommes

Outre les dysfonctionnements organiques, on peut aussi citer la fraction psychologique. Chez l’homme, la principale cause d’incontinence par obstruction de l’urètre est l’hypertrophie de la prostate. Lorsqu’ils ont subi une opération pour réduire le volume de la glande, ils peuvent encore pendant quelque temps souffrir de fuites urinaires. Dans ces cas, même s’ils retrouvent une fonction sexuelle satisfaisante, ils ont du mal à reprendre les relations avec leur partenaire. Le blocage provient de la gêne provoquée par les fuites urinaires durant l’acte et qui seraient désagréables pour leur femme. L’embarras est d’autant plus important lorsque le couple n’arrive pas à en parler.

Les problèmes spécifiques aux femmes

De la même façon que chez les hommes, la gente féminine a honte d’aller plus loin dans les ébats lorsque les relents d’urine sont omniprésents. Mais le souci de gêner le partenaire ne se limite pas aux odeurs. En effet, la réticence provient de la crainte d’uriner involontairement au moment de l’acte. La grossesse et la ménopause sont les moments cruciaux de la vie de femme du fait de l’augmentation de la fréquence des fuites. L’augmentation du volume du ventre faisant pression sur la vessie et les changements hormonaux sont en cause. En cas de cystite, il est quasiment impossible d’avoir un contact sexuel. Les femmes sujettes à ce trouble verront leur libido diminuer et leur vie de couple en péril.

Comment retrouver son bien-être sexuel suite à une incontinence ?

Le côté désagréable de l’incontinence urinaire est exacerbé par la difficulté à en parler. On ne peut confier à n’importe qui qu’on a des petites fuites malodorantes. Uriner avant les rapports sexuels peut momentanément aider mais avoir le courage d’en parler à son médecin est un bon premier pas. C’est le meilleur conseiller qui aide à trouver l’origine de l’incontinence et à la soigner. En parler à son partenaire est tout aussi capital. Après tout, c’est la première personne avec laquelle on partage son intimité. En discuter n’apportera que plus de confiance dans le couple. Enfin, s’isoler n’est jamais une solution.