Close

Incontinence à 60 ans

Posté le 29/11/2017 par Barbara | Infirmière conseil

Incontinence à 60 ans

60 ans est un âge où des soucis de santé se révèlent avec le vieillissement normal de l’organisme. Mais l’incontinence urinaire se manifeste différemment chez les femmes et les hommes de cet âge et sont aussi en lien avec des maladies aigues ou chroniques.

L’incontinence par regorgement : le lot des hommes

En général, les hommes connaissent moins des troubles urinaires au cours de leur vie. Dans la soixantième année cependant, le risque de faire des petites fuites augmente. En effet, les hommes se démarquent par la puissance de leur système de contenance vésical : des muscles plus forts, moins de pression sur l’abdomen sauf en cas d’obésité. D’ailleurs, leur urètre plus long est déjà une protection contre les infections urinaires. Mais voilà, une augmentation de la glande prostatique les guette tous. Aussi, l’hypertrophie de la prostate est la pathologie la plus imputable aux incontinences urinaires de la soixantaine. Cette maladie se manifeste par l’affaiblissement du jet urinaire, les gouttes retardataires, l’envie plus fréquente d’uriner et la sensation de pesanteur lorsque le volume de la glande est énorme. La prostate comprime l’urètre et empêche l’écoulement de l’urine. A côté de cette atteinte, il y a plus rarement la sténose d’une portion de l’urètre, ou encore le diabète. Quand il y a des antécédents d’opération, une incontinence d’effort peut quand même apparaitre.

Les femmes et l’incontinence d’effort

Chez les femmes de la soixantaine, le corps a évolué, marqué par les antécédents gynécologiques et obstétricaux. Les pertes involontaires d’urines se produisent au cours d’un effort brusque, lorsque la personne tousse, éternue ou se lève. La moitié des femmes de 60 ans ont eu une fuite d’urine à un moment inattendu. L’incontinence d’effort reste la manifestation la plus courante, étant en lien avec l’affaiblissement des muscles périnéaux, suivie de l’incontinence mixte chez les personnes qui présentent une envie impérieuse. C’est le cas lors des cystites, une pathologie quasiment féminine s. Mais des maladies chroniques comme le diabète de type 2, la sclérose en plaque ou encore les problèmes neurologiques peuvent tout aussi bien influencer sur les fonctions urinaires des femmes.

Des prises en charge spécifiques

Chez un homme d’âge mûr, la prostatectomie est la solution à envisager lorsque les traitements médicamenteux ne suffisent pas pour faire diminuer le volume de la prostate. C’est aussi le traitement radical des cancers invasifs de la glande. Chez une personne déjà opérée, une lésion durant l’opération peut déclencher tardivement des fuites urinaires d’effort. Dans ce cas, la rééducation de la vessie et du périnée sera d’une grande utilité pour pallier à une déficience sphinctérienne. Pour les personnes atteintes de maladies induisant l’incontinence, comme la maladie de Parkinson ou le diabète, la prise en charge inclura le traitement de cette cause sous-jacente. Les femmes tireront parti d’une mise en exercice de leur plancher pelvien grâce aux exercices de Kegel ou à la stimulation électrique si elles sont épuisées. Pour les deux sexes, la modification du mode de vie est forcément bénéfique : boissons prises idéalement en matinée, arrêt des aliments irritants, mictions régulières.