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L’incontinence après 20 ans

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

L’incontinence après 20 ans

Non classée parmi les incontinences de l’enfant et de l’adolescent, les pertes incontrôlées d’urine du jeune adulte font penser à un problème d’anxiété. Les situations de stress font partie des étiologies de ces fuites qui concernent surtout les femmes.

Comment expliquer l’incontinence à 20 ans ?

A 20 ans, on est en pleine possession de ses moyens. Ne pas contrôler sa miction est un souci qui prend rapidement de l’ampleur s’il n’est pas résolu à temps. L’incontinence, à cet âge, dérange la vie quotidienne, les relations, les activités professionnelles pour certains. Et d’ailleurs, c’est encore plus difficile d’en parler par peur du regard d’autrui. De plus, les jeunes femmes sont les plus sensibles à ce genre de contraintes. D’ailleurs, ce sont elles qui subissent le plus l’incontinence par impériosité marquée par la fuite d’urine au moment où un besoin irrépressible survient. Si la personne est en parfaite santé, ses muscles pelviens devraient l’être aussi. La raison de la fuite ne provient donc pas de l’hypotonie de l’urètre. Elle est plus hautement placée. Ici, c’est la vessie qui est irritable et se contracte de façon anarchique pour laisser passer quelques gouttes avant qu’on n’arrive aux toilettes. Ce symptôme est fréquemment expliqué par des infections urinaires (cystite, pyélonephrite).

L’incontinence au moindre rire

Le deuxième type d’incontinence des adultes jeunes provient d’une diminution de la tonicité du sphincter urétral censé fermer la vessie. Lorsque ce sphincter est hypotonique, une pression provenant du contenu vésical suffit à l’ouvrir. Il suffit alors qu’on tousse ou qu’on éternue pour que quelques gouttes d’urines fuient. Cette fois encore, ce sont les femmes qui sont le plus touchées par cette insuffisance sphinctérienne. En effet, leurs muscles pelviens sont mis à mal par les hormones, la grossesse et l’accouchement. Mais on peut aussi retrouver ce genre de symptômes chez les hommes en surpoids, en dehors de toute maladie particulière. Dans ces cas de figure, une rééducation des sphincters suffit pour restaurer la tonicité musculaire. La pratique d’une activité physique modérée mais régulière contribue aussi à étoffer les muscles.

Des maladies auxquelles on pense moins

L’hyperactivité vésicale peut être expliquée par une infection mais se développe aussi en cas de polypes, d’une tumeur sur la paroi de la vessie ou encore d’une infection vaginale. Les atteintes des nerfs ou des racines nerveuses qui innervent le bassin, comme en cas de paraplégie, causent aussi des fuites urinaires assimilées à l’urgenturie. De nombreuses fuites urinaires ont une origine psychologique : stress, anxiété, blocage social… Un suivi auprès d’un psychologue permettra de réduire les symptômes d’incontinence une fois que la cause a été définie. Quelle que soit la cause d’une incontinence, les traitements existent. Citée plus tôt, la rééducation périnéale consiste en contractions des muscles de l’entrejambe. Il y a aussi les antibiotiques pour les infections urinaires. En cas de problème récurrent, les chirurgiens proposent des traitements plus invasifs qui restent toutefois efficaces : bandelette trans-urétrale… Enfin, il n’y a pas de honte à porter des protections pour sortir. Elles sont actuellement formulées pour être très discrètes.