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Est-il possible de faire une allergie aux couches ?

Rougeurs, irritations, brûlures… Vous ne supportez plus les couches. 

Comment identifier une allergie aux couches

Commençons par identifier les causes avant tout et ensuite trouver une solution !

L’humidité et les frottements mettent notre peau à rude épreuve et ajoutent parfois à l’inconfort de l’incontinence. Qu’il s’agisse de phénomènes allergiques ou simplement d’irritations, il existe des solutions pour vous apporter un meilleur confort. Tour d’horizon des diagnostics et réponses possibles.

Allergie ou irritation ?

Aussi gênante et inconfortable l’une que l’autre, il faut pourtant réussir à les différencier, car les solutions pour y remédier sont différentes.

L’irritation cutanée

C’est un processus à la fois mécanique et chimique qui est responsable de ces dermites.

Mécanique, car le contact et le frottement de la couche peuvent éventuellement provoquer un échauffement. La cause mécanique seule n’existe pour ainsi dire pas. Le frottement ne fait en général, qu’accentuer la cause chimique.

Chimique, car le contact prolongé de l’urine et des selles va modifier le pH de la peau. 

Examinons ce processus de plus près :

Le pH est une unité qui mesure l’acidité d’un liquide (comme la sueur à la surface de notre peau). Le chiffre 0 définit une acidité maximale, 14 une alcalinité maximale et 7 un milieu dit neutre.

La peau est un milieu naturellement acide (pH compris entre 5,4 et 5,9). La surface de la peau, que l’on appelle l’épiderme, constitue une sorte de barrière de protection. Le pH acide de la peau permet de réguler la présence des bactéries nécessaires à la protection de l’épiderme. Lorsqu’il y a contact prolongé avec l’urine ou les matières fécales, ce pH se trouve modifié. Il augmente et devient alcalin (ou basique). La peau perd alors sa barrière de protection, les bactéries prolifèrent, apparaissent alors rougeurs, démangeaisons et brûlures.

Cette inflammation de la peau dite dermatite irritative de contact peut être accentuée par divers facteurs :

  • l’âge tout d’abord. En vieillissant, le pH de notre peau perd de son acidité au profit de l’alcalinité. La peau devient plus sèche et donc plus sensible à ces agressions.
  • L’alitement prolongé et la mobilité réduite.
  • La prise en charge et l’hygiène inappropriées. Changes trop peu fréquents, couches imperméables non respirantes, mauvaise toilette ou utilisation de savons agressifs…

Que faire en cas d’irritation ?

  • Faire en sorte que l’urine et les matières fécales soient le moins longtemps possible en contact avec la peau, changer de protection plus souvent.
  • Utiliser pour la toilette un savon dont le pH est proche de celui de la peau.
  • Avoir recours à des crèmes ou onguents dont le rôle est d’isoler, à la manière d’un film protecteur, l’épiderme des matières irritantes.
  • Appliquer des crèmes hydratantes ou des crèmes protectrices à base de zinc si la rougeur est déjà présente.

L’allergie aux couches

Contrairement à l’irritation qui est due à la présence d’urine ou de matière fécale, l’allergie est déclenchée par le simple contact avec la matière de la couche. Au même titre que vous pouvez faire une réaction cutanée allergique au contact d’un chat ou d’une plante, la ouate, le revêtement de surface et même l’élastique d’une protection urinaire peuvent provoquer boutons, démangeaisons, rougeurs. Mais c’est extrêmement rare.

Que faire en cas d’allergie aux couches ?

Essayez tout d’abord d’autres marques de protections. Tous les fabricants n’utilisent pas les mêmes composants. Si d’une marque à l’autre le problème persiste, vous pouvez vous tourner vers les protections lavables en matières naturelles. Si l’allergie perdure, la cause peut aussi être imputable au produit de lavage.  

En cas de doutes essayez d'autres marques de couches.

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