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Qu’est-ce que l’urgence mictionnelle ?

Posté le 29/11/2017 par Barbara | Infirmière conseil

Parmi les différentes formes que peut prendre l’incontinence urinaire, l’urgence mictionnelle est la plus déstabilisante, car elle survient à tout moment.

Urgence mictionnelle, instabilité vésicale, urgenturie, incontinence par impériosité… autant de termes pour définir ce réflexe incontrôlé et fulgurant qui touche autant les femmes que les hommes, quel que soit leur âge.

L’incontinence urinaire peut revêtir trois à quatre formes différentes :   

  • l’incontinence d’effort, qui survient lorsqu’on porte une charge lourde, quand on tousse, etc.
  • L’incontinence par regorgement, qui entraîne une rétention d’urine, due au rétrécissement de l’urètre.
  • L’incontinence par impériosité ou urgence mictionnelle, qui amène une impossibilité de se retenir.
  • L’incontinence mixte, qui est une combinaison de l’incontinence d’effort et d’impériosité.

C’est l’incontinence par impériosité (urgenturie) qui nous intéresse ici. Une incontinence caractérisée par son caractère imprévisible, et surtout, par l’impossibilité de se retenir d’uriner. Au-delà de l’impact que peut avoir ce dysfonctionnement sur notre vie sociale, l’urgence mictionnelle doit faire l’objet d’attention, car elle peut s’avérer le symptôme de plusieurs pathologies.

Les causes possibles de l’urgence mictionnelle

Il est souvent difficile de se confier, quand il s’agit une incapacité à contrôler son corps. Mais, taire l’urgence mictionnelle conduit parfois à en nier les causes qui doivent pourtant être prises en charge. Celles-ci peuvent inclure :

  • une atteinte de la vessie, allant de la cystite, infectieuse ou inflammatoire, à la tumeur, en passant par les calculs vésicaux.
  • Certaines pathologies neurologiques, comme la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson, un accident vasculaire cérébral, une neuropathie diabétique…
  • une cause physique qui empêcherait la vidange normale de la vessie, comme la sténose de l’urètre chez la femme ou l’hyperplasie bénigne de la prostate chez l’homme — qui est la première cause de l’incontinence urinaire masculine.
  • Enfin, lorsque l’urgence mictionnelle n’est la conséquence d’aucune de ces maladies, on parle alors d’incontinence idiopathique.

Comment traiter l’urgence mictionnelle ?

Il existe un large éventail de traitements et de règles de conduite pour venir à bout ou atténuer l’urgenturie.

Hygiène de vie et diététique 

  • Suppression des substances irritantes pour la vessie (café, thé, alcool, tabac), perte de poids, limitation des boissons. Traiter également les problèmes de constipation, car ils affaiblissent le périnée.
  • Pratiquer chez soi ou avec un kinésithérapeute, des exercices de tonification du plancher pelvien (exercices de Kegel, biofeedback…).

Traitements médicamenteux

  • Les anticholinergiques réduisent le nombre des mictions quotidiennes et retardent la sensation d’urgence. Il existe aujourd’hui 5 médicaments grâce auxquels les patients, sur prescription du médecin, devraient voir leur trouble s’atténuer.
  • Les bétamimétiques (ou bêta-3 agonistes), au nombre desquels le mirabegron dont les effets sont proches des anticholinergiques.

Traitement chirurgical

  • La neuromodulation. L’opération consiste à implanter une électrode de stimulation sur la racine nerveuse du sacrum. Le principe est identique au pacemaker utilisé pour le cœur. Utilisée depuis plus de 10 ans, cette méthode offre d’excellents résultats.

Un arsenal complet qui permet de ne plus vivre l’urgence mictionnelle comme une fatalité. Ne repoussez pas à demain, demandez sans attendre conseil à votre médecin.  

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