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Les traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

Les traitements de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

L'incontinence urinaire masculine est étroitement lié aux pathologies de la prostate. Hypertrophie ou cancer, les problèmes de prostates provoquent des troubles urinaires qui nécessitent une prise en charge adaptée. 

Hypertrophie bénigne de la prostate, quels sont les traitements ?

L'hypertrophie bénigne de la prostate est une augmentation du volume des tissus glandulairesqui compose la prostate. Cette hypertrophie est généralement localisée autour de l'urètre, provoquant des difficultés pour uriner.

Le cancer de la prostate est quant à lui une transformation des tissus glandulaires. D'abord locale, elle peut se propager lentement vers les organes voisins.

On considère que 6 millions d'hommes de plus de 60 ans sont concernés par le problème d'hypertrophie bénigne de la prostate, la prévalence augmentant avec l'age.

L'augmentation du volume de la prostate est un phénomène naturel chez l'homme. Elle peut devenir problématique si elle constitue un obstacle à l'écoulement des urines. Dans ce cas, il ne faut pas tarder à consulter son médecin qui va décider de la prise en charge la plus adaptée.

SURVEILLER SA PROSTATE

La meilleure prise en charge est de surveiller les signes d'hypertrophie et ne pas tarder à consulter votre professionnel de santé. Cette surveillance passe par un contrôle régulier du volume de la prostate après un certain age, même si le sujet ne ressent pas de gêne dans sa vie quotidienne et que ses mictions se déroulent normalement.

LES TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX

La prise de médicaments pour l'hypertrophie bénigne de la prostate est courante en France. L'augmentation du volume de cette glande étant naturelle, il n'est pas rare qu'elle implique et une prise en charge médicamenteuse, sans pour autant qu'une opération chirurgicale soit nécessaire.

Il existe plusieurs types de traitement médicamenteux :

Les alphablocants

Les alphablocants ont pour principale action de détendre les tissus musculaires de la prostate et du col de la vessie. Cela permet un écoulement plus facile de l'urine, et donc une vidange plus complète de la vessie. Le sujet a alors envie d'uriner moins fréquemment. Les effet des médicaments se font généralement sentir après un ou deux jours de traitement. Cette rapidité d'action est le principal avantage des alphablocants.

Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase

Contrairement aux alphablocants, cette hormone agit directement sur la taille de la protate. Un patient sur deux  observe une diminution de 20% de la taille de la prostate. Les effets sont plus longs que pour les alphablocants  : entre 3 et 6 mois en général.

Il se peut que le médecin prescrive la prise des deux types de médicaments. C'est le cas pour les sujet qui présentent un risque accru d'HBP, à fortiori les hommes plus agés.

LES INTERVENTION CHIRURGICALES DE LA PROSTATE

Autour de 100 000 français par an subissent une opération de la prostate. Cette opération courante est pratiquée dans un nombre de cas précis :

  • Lorsque les médicaments sont totalement inefficaces
  • Lorsque le patient ne peut plus du tout vider sa vessie. Dans ce cas, la prostate obture complètement les voies d'écoulement des urines. L'intervention chirurgicale devient urgente.
  • Lorsque le patient ne parvient pas à vider complètement sa vessie.

Il existe deux techniques d'intervention chirurgicales de la prostate :

La résection transutérale de la prostate (RTUP), pratiquée lorsque le volume de la prostate n'est pas trop important. Cette technique, utilisée dans la grande majorité des cas, consiste à introduire un outil endoscopique dans l'urètre du patient afin de cureter délicatement les parties hypertrophiées de la prostate. Cette intervention est très efficace, elle dure environ une heure et peut se faire sous anesthésie générale ou locale.

L'incision transutérale de la prostate (ITUP) : cette technique est utilisée dans les cas ou la prostate présente un volume très important et qu'il n'est alors pas possible de passer par l'urètre. Elle consiste à retirer la partie hypertrophiée de la prostate par une incision dans le bas-ventre. Cette technique est tout aussi efficace que la première mais nécessite un temps plus long d'hospitalisation.

Ces interventions sont aujourd'hui bien maîtrisées et présentent un très fort taux de réussite. Les effets indésirables, notamment sur l'incontinence urinaire disparaissent après l'opération, ou à la suite d'une rééducation des sphincters urinaires dans certains cas.

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