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Traitements de l’incontinence par regorgement

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

Traitements de l’incontinence par regorgement

Les traitements de l’incontinence par regorgement passent par l’élimination d’un obstacle sur la voie d’écoulement des urines. Pour 80% des hommes qui présentent cette symptomatologie, une ablation de la glande prostatique doit être pratiquée.

Qu’est-ce que l’incontinence par regorgement ?

Il s’agit d’une catégorie de fuites urinaires qui se manifestent surtout chez les sujets âgés. Pour expliquer la survenue de ces fuites, il y a un obstacle qui gêne l’écoulement de l’urine. Souvent, il s’agit d’une augmentation du volume de la prostate. On reconnait cette incontinence par les fuites silencieuses non précédées d’une envie quelconque d’uriner. Aux toilettes, la personne note une diminution du débit urinaire et la venue tardive d’un jet faible. Quelques gouttes vont tomber après l’acte. Les envies seront plus pressantes au fil de l’évolution de la maladie, requérant la présence de sanitaires à proximité. Pour les personnes souffrant de mobilité réduite, le port de protections devient une obligation. Les signes se compléteront de saignements dans les urines ou d’une constipation du fait de la répercussion de la masse tumorale sur le rectum.

Les traitements médicamenteux contre l’incontinence par regorgement

L’hypertrophie de la prostate peut être résolue par des traitements médicamenteux lorsque le volume de la glande n’est pas encore très augmenté. Cela se fait donc aux premiers signes urinaires dérangeants. Les médicaments en première intention sont les alphabloquants pour leur effet relaxant sur les muscles de la prostate et de la vessie. L’alfuzosine, le terazosine ou encore le doxazosine font partie de la liste que le médecin peut prescrire. Ils ont tous à peu près la même efficacité. Il faut toutefois prévoir quelques effets désagréables comme la fatigue, la baisse de tension artérielle et les vertiges. D’un autre côté, il y a les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase dont font partie le finastéride et le dutastéride. Ceux-ci agissent en diminuant l’action de l’enzyme 5-alpha-réductase qui transforme la testostérone en dihydrotestostérone active. Ainsi, ils permettent une diminution du volume de la glande de 30%. Les effets secondaires de ces médicaments sont des troubles de l’érection. On parle de thérapie combinée quand le médecin prescrit à la fois ces deux catégories de médicaments.

Les traitements chirurgicaux pour soigner l’incontinence par regorgement

Quand les médicaments ne suffisent pas pour réduire le volume prostatique responsable d’une obstruction, le médecin va envisager un traitement chirurgical. L’opération la plus courante consiste en une résection transurétrale de la prostate. L’opérateur introduira son instrument par l’urètre pour atteindre la vessie et raclera les parties de la prostate qui bouchent le tuyau urétral. Le seul inconvénient à cette pratique se résume aux problèmes d’éjaculation par la suite. Quant à l’incision transurétrale, elle ne fait qu’augmenter le diamètre du passage urétral sans réduire le volume de la prostate à l’aide d’incisions au niveau du col de la vessie. Moins invasive, elle a des effets bénéfiques sur la miction et donc sur la continence. Lorsque le volume de la glande prostatique est quadruplé ou que l’incontinence s’aggrave en une rétention d’urine, l’urologue opte plutôt pour une chirurgie par laparoscopie, donc en ouvrant l’abdomen. La dernière nouveauté est à la chirurgie assistée par robot.