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Incontinence urinaire des hommes : les solutions à connaître

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

Chez les hommes, l’incontinence urinaire fait souvent suite à une opération de la prostate. Un inconfort qui s’ajoute à une pathologie qui touche déjà à l’intime et au moral.

Incontinence urinaire homme

La prostatectomie ou l’ablation totale de la prostate est pratiquée en cas de cancer de cette glande. L’opération peut endommager les fonctions d’érection, car l’éjaculation est rendue impossible par l’ablation des vésicules séminales. Et l’acte chirurgical peut également causer des troubles d’incontinence.

Cela peut faire frémir, mais les solutions offertes aujourd’hui permettent de limiter ces conséquences qui peuvent affecter notre rapport à la virilité. Sexuellement tout d’abord, la rééducation, les injections de prostaglandine ou la prise d’inhibiteurs de la phosphodiestérase comme le Cialis, le Levitra et le Viagra peuvent nous remettre sur la voie d’une sexualité normale. S’agissant de l’incontinence, en dehors de la traditionnelle rééducation du périnée, des solutions médicales efficaces sont également à envisager.

Traitements médicamenteux

Les traitements médicamenteux ont une réelle efficacité sur les incontinences de type « urgence mictionnelle » ou « mixte » des hommes. Leur effet sera bien moindre sur les incontinences d’effort. Ces médicaments sont essentiellement constitués d’anticholinergiques, destinés à ralentir l’hyperactivité de la vessie. Ils vont limiter les contractions de la vessie en bloquant les récepteurs muscariniques. L’homéopathie semble avoir de bons résultats également. Il est en revanche quasiment impossible de dresser une liste des principes conseillés. Le médecin homéopathe devra avant tout établir votre « profil ».

La chirurgie

Il est possible, par voie chirurgicale, d’agir directement sur le dysfonctionnement et de remplacer des organes manquants par des dispositifs artificiels.

Le sphincter artificiel

Il est proposé dans le cadre d’incontinences lourdes. Il consiste à implanter autour de l’urètre, à la manière d’un collier (qui remplacerait la prostate), une sorte de réservoir tubulaire rempli de liquide. Ce réservoir est relié à une pompe dissimulée dans les testicules du patient. Quand la pompe est actionnée, le réservoir se vide, libérant du même coup son étreinte sur l’urètre, ce qui permet la miction ! Une fois la miction achevée, le réservoir se remplit à nouveau pour assurer l’étanchéité de la vessie.

Les ballonnets urétraux

Le principe est assez similaire à celui du sphincter artificiel. Le procédé consiste en la mise en place de deux ballonnets « passifs » de part et d’autre de l’urètre qui vont pallier à l’absence de sphincter. L’élasticité de ces ballonnets est assurée par un liquide qui les remplit partiellement. Trop de liquide et la miction devient impossible, pas assez et l’étanchéité n’est plus assuré… le réglage de cette pression est faite lors de l’intervention. Elle peut être réajustée par le médecin grâce à une pompe placée dans un testicule du patient. Ce dispositif est préconisé en cas d’incontinence légère à modérée, n’excédant pas un poids d’urine de 500 g/jour.

La bandelette sous-urétrale

Cette intervention consiste à mettre en place une bandelette sous l’urètre, afin de le soutenir. Les extrémités de cette bandelette sont fixées aux os du bassin. L’urètre se trouve donc soutenu comme dans un hamac et retrouve sa position initiale. Lors des efforts, ce dispositif soutient également le col de la vessie.

Un urologue saura vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre type d’incontinence (légère, lourde, d’effort ou d’impériosité…). Prenez rendez-vous : c’est le premier pas vers le confort retrouvé !

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