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HBP, l’hypertrophie bénigne de la prostate

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

HBP, l’hypertrophie bénigne de la prostate

Incontinence et maladies associées

Abrégée par le corps soignant par HBP, l’hypertrophie bénigne de la prostate est une pathologie spécifique aux hommes de la soixantaine et plus. C’est une maladie qui se soigne bien que son étiologie reste encore floue.

P pour Prostate

Le terme d’HBP évoque une pathologie de la glande prostatique. Cette glande en forme de chataigne, présente uniquement chez les hommes, entoure le bas du sphincter urétral qui ferme la vessie. Normalement, la prostate pèse moins de 20g. Elle est importante de par sa position puisqu’elle se place à la croisée des chemins entre la vessie et la vésicule séminale. Le liquide produit par la prostate apporte de la vitalité aux spermatozoïdes qui vont passer à travers l’urètre au cours d’une éjaculation. Mais la prostate a aussi une fonction vitale dans la miction car elle comporte les nerfs qui contrôlent la fermeture et l’ouverture du sphincter de la vessie. Lorsque la glande prolifère anormalement, cela se répercute sur les fonctions urinaires et sexuelles.

H pour Hypertrophie

Le terme d’hypertrophie désigne une augmentation du volume de la glande. Après 80 ans, presque la totalité des hommes souffrent d’une hypertrophie de la prostate. C’est donc un problème typique aux hommes âgés. En fait, lorsque le volume de la glande augmente, elle serre le canal urétral. Cette diminution du diamètre de l’urètre entraine à son tour la présence d’un obstacle sous la vessie qui a du mal à se vidanger. La vessie finit alors par avoir un « trop plein » qui s’écoule furtivement. Par ailleurs, la personne peut souffrir d’envies fréquentes et irrépressibles d’uriner. L’hypertrophie ne vient pas du jour au lendemain. Il faut des années pour que les symptômes finissent par déranger la personne.

B pour Bénigne

L’augmentation du volume de la prostate est bénigne à la différence du cancer de la prostate même si elle peut atteindre 6 fois le volume initial. L’adénome de la prostate ne devient jamais malin et il est complètement différent de la prostatite, une inflammation de l’organe. Du fait de sa bénignité, l’HBP bénéficie actuellement de traitements chirurgicaux efficaces. Malheureusement, la possibilité de récidives après une chirurgie reste grande. Un suivi médical par un urologue est nécessaire pour prévenir les complications à long terme.

Diagnostic et traitement de l’HBP

L’HBP se manifeste par des problèmes urinaires. En cas de pollakiurie, une augmentation de la fréquence du besoin d’uriner, surtout de nuit, d’un saignement dans les urines, d’une diminution du débit urinaire et de la présence de gouttes retardataires, il est judicieux de venir en consultation auprès d’un urologue. Le spécialiste prescrira des examens comme l’échographie de la prostate et le dosage de l’antigène spécifique de la prostate ou PSA. Entretemps, la pose d’une sonde peut être nécessaire pour élargir le canal de l’urètre. Lorsque le diagnostic d’HBP est confirmé, une chirurgie devra être envisagée. Le chirurgien procèdera à une endoscopie et enlèvera l’excès de glande qui bouche l’urètre sous anesthésie générale. Les suites de l’opération sont généralement bonnes et la miction normale reprendra dans les semaines qui suivent l’intervention.