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L’incontinence urinaire chez la femme : causes & diagnostic

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

La vie des femmes peut être jalonnée d’étapes importantes qui s’impriment sur leur corps. Grossesse, ménopause, vieillissement peuvent quelquefois s’accompagner de petits désagréments.

Diagnostiquer l'incontinence urinaire chez la femme.

Envie d’uriner soudaine et irrépressible, fuites lorsque vous faites un effort ou lorsque vous riez… Autant de petits tracas que grand nombre de femmes ont déjà connu. Des petits soucis qui peuvent même parfois faire sourire. Mais, il ne faut pas perdre de vue que si le problème s’accentue, il peut devenir très handicapant au quotidien. Donc, ne laissez pas traîner la situation et parlez-en à votre généraliste ou à votre gynécologue.

Diagnostiquer l’incontinence urinaire chez la femme

Le médecin, en vous auscultant et en parlant avec vous, sera à même de diagnostiquer le type d’incontinence (d’effort, par impériosité ou mixte) dont vous souffrez. Il est très important de ne rien cacher lors de ce questionnaire. Certains facteurs ou certaines habitudes qui peuvent vous sembler n’avoir aucun rapport avec votre incontinence peuvent au contraire en être la cause.

Si vous souffrez de constipation par exemple, il y a de fortes chances pour que les efforts soient responsables de l’affaiblissement de votre périnée — et donc de votre incontinence.

Si vous consommez de l’alcool, du tabac ou beaucoup de café, il est probable que vous souffriez d’une irritation vésicale, responsable elle aussi, des fuites urinaires.

Facteurs déclencheurs

Au nombre des facteurs déclencheurs d’incontinence urinaire chez la femme, citons :

Les grossesses et accouchements. 

L’augmentation du volume utérin — puis le bébé vont augmenter la pression abdominale, donc solliciter le périnée chargé de maintenir les organes dans l’abdomen. Par ailleurs, les changements hormonaux vont accroître la production d’urine... L’accouchement, quant à lui, peut provoquer des déchirements (ou nécessiter une épisiotomie) des muscles du périnée. Ces lésions peuvent empêcher le périnée de jouer son rôle de sphincter vésical et provoquer l’incontinence.

La surcharge pondérale. 

Qu’elle soit consécutive à la grossesse ou pas, la surcharge pondérale entraîne également une trop grande pression abdominale. Le mécanisme est proche de celui décrit pour la grossesse.

La ménopause. 

Elle provoque le vieillissement des tissus de l’appareil urinaire. La vessie et l’urètre perdent leur souplesse, engendrant des contractions intempestives de la vessie. L’urètre devient moins élastique et perd du même coup sa capacité à se fermer pour bloquer l’urine.

L’hygiène de vie, l’alimentation. 

Ce facteur n’est évidemment pas exclusivement féminin, mais il est suffisamment important pour être cité. Puisque l’obésité est responsable de certains types d’incontinences, il est primordial de rester en deçà d’un certain poids critique.

Certains aliments ou certaines substances sont irritants pour la vessie ce qui peut conduire à une hyperactivité de cet organe. Alcool, tabac, café, jus de fruits et épices doivent être consommés avec modération.

Traiter l’incontinence urinaire chez la femme

Une fois le diagnostic posé, votre médecin sera à même de vous prescrire un traitement adapté :

  • rééducation périnéale ;
  • traitement médicamenteux ;
  • traitement psychologique ou hypnose ;
  • chirurgie.

La plupart des incontinences urinaires se traitent, surtout si elles sont soignées tôt. N’attendez pas pour en parler !

Incontinence urinaire, n'attendez pas pour en parler.

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