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Incontinence après hystérectomie

Posté le 29/11/2017 par Julie | Infirmière

Incontinence après hystérectomie

L’incontinence urinaire chez les femmes ayant eu un antécédent d’hystérectomie est compliqué par les revers de la ménopause : les changements hormonaux. Pour maintenir le bien-être physique et psychologique, il est primordial de préserver la bonne santé du périnée.

Les indications d’une hystérectomie

L’hystérectomie, ou ablation de l’utérus, est une pratique chirurgicale largement répandue. Elle est proposée par les médecins aux femmes qui souffrent de problèmes utérins impliquant de grands saignements, des douleurs insupportables, comme dans le cas d’endométriose grave. Elle se positionne comme la solution face à des tumeurs volumineuses de l’utérus qui finissent par comprimer les autres organes. Il peut s’agir de fibromes, de tumeurs malignes ou d’un prolapsus de l’utérus. Les saignements excessifs après la ménopause sont aussi une indication à cette opération. L’intervention sert alors à améliorer la qualité de vie de la personne lorsque les traitements médicamenteux ne suffisent plus.

Le déroulement d’une hystérectomie

Une hystérectomie est considérée comme une grande opération puisqu’elle est effectuée sous anesthésie générale. L’ablation peut se faire par voie vaginale, soit par cœlioscopie, soit par voie abdominale. La technique dépend de l’accessibilité de la masse et de l’expérience de l’opérateur. La dernière option est la plus pratiquée en cas de doute. L’opération peut être totale ou subtotale lorsque le col est laissé en place. L’hystérectomie radicale concerne les tumeurs invasives et inclut une partie du vagin et les ganglions alentours. Avant l’opération, des examens gynécologiques et d’imagerie sont effectués, ainsi qu’une visite préanesthésique. Les suites opératoires immédiates peuvent être entachées de rétention d’urine. Mais la reprise des activités est possible au bout de 6 mois.

Le risque d’incontinence après l’hystérectomie

Bien que l’hystérectomie soit une pratique presque courante, elle n’est pas dénuée de risques. En effet, 10% des femmes opérées souffrent plus tard d’incontinence urinaire. L’âge est un facteur important dans la survenue de l’incontinence car la fréquence des plaintes augmente de 60% lorsque l’opération est réalisée après 60 ans. Un processus de perte progressive des nerfs du plancher pelvien est évoqué par les scientifiques pour expliquer la survenue tardive de cette complication. Toutefois, il est clair qu’avec la ménopause, la perte d’élasticité des muscles complique le retour à la normal de la structure périnéale, sphincter urétral inclus. Il s’agira donc d’une incontinence d’effort déclenchée par la moindre pression par l’abdomen du contenu de la vessie. L’incontinence sera mixte avec une composante impérieuse chez les personnes anxieuses.

Comment faire face à l’incontinence après une hystérectomie ?

Lorsque l’opération a laissé des dommages au niveau du sphincter urétral, une rééducation s’impose. Les exercices pour fortifier les muscles pelviens pratiqués après la convalescence sont efficaces sur l’incontinence d’effort. D’autres techniques utilisant la stimulation électrique ou les ondes électromagnétiques sont à la disposition des femmes pour la pratique à domicile. Un traitement hormonal substitutif peut être d’une grande aide pour restaurer la perte de tonicité due à la diminution des œstrogènes. Si l’incontinence est résistante, un examen urologique peut être nécessaire. En attendant la mise en place d’un traitement radical, les protections pour adultes restent des alternatives intéressantes.