Close

Fuites urinaires de l’enfant

Comment les traiter ?

Les fuites urinaires sont source de gêne pour l’enfant et désemparent les parents… Leur cause est souvent bénigne, mais il est conseillé d’en parler à son pédiatre, par précaution. 
Les causes des fuites urinaires chez l'enfant sont souvent bénignes.

Fuites urinaires chez l’enfant : quand consulter ?

Les fuites urinaires du jeune enfant sont tout à fait naturelles, aussi bien de jour que de nuit. L’acquisition de la propreté demande plusieurs années : on considère qu’elle a généralement lieu vers l’âge de 3 ans.

Mais, beaucoup d’enfants souffrent encore de fuites urinaires diurnes et/ou nocturnes jusqu’à l’âge de 5 ans environ. Rien d’anormal à ça : leur système neurologique est encore immature et ils contrôlent mal leurs sphincters. Ce qui occasionne des besoins fréquents et incontrôlables d’uriner…

Ce n’est donc qu’à partir de 5 ans que l’on parle d’incontinence urinaire de l’enfant (fuites de jour et de nuit) ou d’énurésie de l’enfant (seulement durant le sommeil). En pratique, on distingue :

  • l’énurésie primaire, lorsque les petites fuites n’ont jamais cessé
  • l’énurésie secondaire, lorsque l’enfant a été propre plusieurs mois, mais qu’il recommence à faire pipi au lit.

L’énurésie touche plus souvent les petits garçons que les petites filles. L’énurésie primaire est généralement due à une cause physiologique. En revanche, l’énurésie secondaire est plutôt d’origine psychologique même si elle peut aussi être due à une maladie.

Les examens nécessaires au diagnostic (ex. : échographie, analyse d’urines) et les éventuels traitements varient selon les cas. Parfois, quelques astuces suffisent à résoudre le problème comme :

  • ne pas trop faire boire l’enfant avant qu’il aille au lit
  • utiliser une « alarme pipi au lit », pour qu’il se réveille à temps.

Pour plus d’informations, découvrez notre test de l’alarme pipi au lit.

Fuites urinaires de l’enfant : quels sont les traitements médicaux ?

Chaque enfant se développe à son propre rythme. La vessie met parfois un peu plus de temps que la moyenne à devenir « mature » : cela n’a rien de dramatique. De même, l’enfant peut simplement avoir une petite vessie, qui se remplit très rapidement… Le traitement n’est alors pas systématique, mais en cas de fuites urinaires très gênantes, un antispasmodique urinaire (ex. : oxybutynine) est prescrit contre l’hyperactivité vésicale. 

Des examens d’imageries médicales peuvent révéler ces troubles bénins. Ou, mais c’est beaucoup plus rare, une malformation de l’appareil urinaire nécessitant une correction chirurgicale. De nos jours, les interventions sont aussi peu invasives que possible et donnent souvent de bons résultats. 

Il arrive aussi que les fuites urinaires de l’enfant soient dues à un trouble hormonal. Il s’agit d’une production insuffisante d’hormone antidiurétique. Le médecin peut alors prescrire un médicament imitant l’action de cette hormone. 

Autre traitement possible : la prise d’antibiotiques, lorsque les mictions involontaires sont provoquées par une infection urinaire. Les médicaments varient selon les cas et sont toujours adaptés à l’âge de l’enfant (ex. : amoxicilline et acide clavulanique). 

Bon à savoir : les fuites urinaires ont souvent une composante héréditaire. Le risque qu’un enfant en souffre est particulièrement élevé quand ses deux parents en ont eux-mêmes été atteints.  
Les fuites urinaires ont une composante héréditaire.

Que faire lorsque les fuites urinaires sont d’origine psychologique ?

Naissance d’un petit frère, problème à l’école, déménagement : une peur ou un choc affectif peuvent facilement amener un enfant à refaire pipi au lit. Cela traduit une forme de « régression mentale » : les parents doivent être très patients et l’accompagner sans le faire culpabiliser… 

En parallèle, une prise en charge psychothérapeutique de l’énurésie est vivement conseillée, notamment auprès d’un thérapeute comportementaliste. Il aidera l’enfant à comprendre l’origine de ses fuites urinaires sans dramatiser la situation. 

Enfin, pour les enfants ayant déjà une bonne maturité psychologique, le biofeedback peut être une option intéressante. Il s’agit de techniques de rééducation permettant à l’enfant de mieux contrôler ses sphincters.

À lire également :