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Comment soigner l’encoprésie de l’enfant

Posté le 29/11/2017 par Barbara | Infirmière conseil

Comment soigner l’encoprésie de l’enfant

La prise en charge d’un enfant souffrant d’incontinence fécale est loin d’être simple mais elle est gratifiante, surtout lorsque les résultats sont positifs. Beaucoup de variables sont à prendre en compte pour aider le petit à surmonter son mal-être.

Prévenir les conséquences de l’encoprésie

Avoir fait caca dans sa culotte une fois peut être dérangeant pour les parents, mais lorsque les fuites involontaires se répètent, une prise en charge sérieuse sera indispensable. En fait, l’enfant qui ressent l’envie d’aller à la selle mais qui se retient souvent finit par avoir un fécalome dans son rectum. Là encore, son état de santé peut se compliquer. Il est donc judicieux d’observer la fréquence des selles car à 4 ans, l’enfant sait qu’il a émet un « caca boudin ». Anticiper les situations de constipation fait aussi partie du traitement préventif de l’encoprésie. Lorsque l’arrêt des selles dure plus d’une semaine, il vaut mieux consulter le pédiatre qui va lui prescrire un laxatif doux.

Les mesures non médicamenteuses

En modifiant certaines façons d’interagir avec l’enfant, on peut optimiser la guérison d’une encoprésie. On commencera par s’exprimer avec des mots simples et lui demander de signaler quand il a envie de faire caca. Cette étape sera suivie par la responsabilisation. Ne pas toujours lui faire porter de couche lui permet de comprendre qu’il se salit. Lui montrer qu’il a tâché sa culotte ou son short est une façon de le rendre responsable. Il pourra aussi aider à nettoyer ses vêtements tâchés. L’encoprésie ne justifie pas d’éloigner l’enfant de la vie sociale. Au contraire, les activités avec d’autres enfants l’aideront à gagner en autonomie. Comme l’incontinence est toujours accompagnée de conséquences psychiques, une psychothérapie peut être qu’efficace. Ce genre de thérapie peut inclure sophrologie, exercice de psychomotricité, tous bénéfiques sur l’anxiété et la crainte. Par ailleurs, le seul fait de sentir le sol des toilettes stimule l’enfant à être conscient de l’acte de déféquer qui sera alors moins passif pour lui.

Les traitements médicamenteux

Quand les mesures citées précédemment ne sont pas suffisantes et que le problème sous-jacent est détecté, on peut entamer un suivi par un pédopsychiatre ou un gastro-entérologue. En cas de constipation, les médicaments les plus prescrits sont les huiles comme Lansoyl, les microlavements ou encore les laxatifs dont la plupart sont disponibles en vente libre. Si la rétention de matières fécales a fini par entrainer un fécalome, une hospitalisation courte devient une nécessité absolue.

Les caractères idéaux du soignant

Comme chaque cas d’encoprésie est différent d’une autre de la même façon que chaque enfant est différent, le soignant doit avoir une empathie et rester ouvert au dialogue. Parfois, les mots manquent et la capacité d’observation devient importante pour définir la cause du problème, et ainsi l’approche la plus efficace. La notion d’expérience est aussi significative car une maladresse envers l’enfant peut aggraver le trouble. Enfin, en tant que parents, il est normal de ressentir de la frustration et de la honte mais la capacité à retenir ces émotions pour soi et ne pas alourdir les sentiments de l’enfant accélèrera la guérison.