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Qu’entend-on par « troubles de la miction » ?

Posté le 29/11/2017 par Barbara | Infirmière conseil

Miction difficile, fuites urinaires, envies d’uriner intempestives… Ou quand notre corps nous joue des tours. 

La miction permet de vider entièrement sa vessie. Lorsque l’on fait pipi, nous évacuons environ 350 ml d’urine, en moins d’une minute, sans sensation d’inconfort. L’opération est reproduite toutes les 3 ou 4 heures en moyenne. Voilà pour la théorie. Mais la réalité n’est pas toujours aussi simple. Effort à la miction, goutte-à-goutte, envies pressantes ou irrépressibles, fuites urinaires, réveils nocturnes intempestifs… autant d’inconforts urinaires qu’il faut apprendre à reconnaître pour tenter de s’en débarrasser.

Les troubles liés à la retenue

Ce sont les symptômes de l’avant-miction dont voici les plus courants :

  • L’émission involontaire d’urine s’appelle énurésie (diurne ou nocturne).
  • L’augmentation de la fréquence des mictions qui dépassent 6 fois par jour et plus d’un réveil nocturne est nommé pollakiurie (diurne ou nocturne).
  • Le besoin impérieux et irrépressible d’uriner est qualifié d’urgenturie.
  • L’hyperactivité vésicale se caractérise par le cumul de différents symptômes : l’augmentation de la fréquence des mictions, qui deviennent irrépressibles et peuvent entraîner des brûlures mictionnelles.
  • L’incontinence peut être qualifiée de permanente (perte d’urine en continu), d’incontinence d’effort (sport, portage, toux, rire), d’incontinence par impériosité (besoin urgent qui ne peut attendre).

Les troubles liés à la miction

Ce sont divers inconforts qui peuvent être éprouvés au moment de l’évacuation de l’urine :

  • Faiblesse du jet : malgré une forte envie, le jet d’urine est très faible
  • Miction par poussée : l’évacuation se fait au prix de fortes poussées abdominales.
  • Jet dispersé dit « en arrosoir »
  • Jet haché : la miction se fait par à-coups
  • Gouttes terminales : la miction s’achève par un lent goutte à goutte
  • Brûlures mictionnelles.

Les troubles post-mictionnels

Ce sont les sensations qui suivent la miction.

  • Les gouttes retardataires : les quelques gouttes qui surviennent alors que la miction est terminée.
  • La sensation de vidange incomplète : impression que la vessie n’est pas vide après la miction.

Les causes des troubles de la miction

Parmi les causes possibles des troubles de la miction, on distingue celles qui sont liées à des pathologies masculines de celles liées aux affections féminines. Mais, certaines peuvent également être causées par des maladies neurologiques qui touchent indistinctement les deux sexes.

Les troubles de la miction chez l’homme

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP ou adénome de la prostate). À partir de la cinquantaine, beaucoup d’hommes (un million en France) sont touchés par cette dysfonction. En vieillissant, la prostate gagne en volume et perd en élasticité, occasionnant une forte pression sur l’urètre et la vessie. C’est cette pression qui, du même coup, altère le confort de miction (faible débit, jet entrecoupé, mictions nocturnes, etc.).

Les troubles mictionnels chez la femme

  • Le fibrome utérin. Lorsqu’il se développe, le fibrome peut compresser la vessie et gêner la miction.
  • Les suites de l’accouchement par l’endommagement du plancher pelvien peuvent entraîner des problèmes de continence.
  • Le prolapsus de la vessie ou descente d’organe. La vessie s’affaisse et descend au niveau du vagin entraînant des difficultés à uriner, des envies fréquentes, des brûlures pendant la miction, mais également des fuites urinaires.

Les troubles liés aux maladies neurologiques

Ces maladies ont pour point commun la lésion ou la dégénérescence du système nerveux. Or la fonction mictionnelle, comme toutes les autres fonctions, est commandée par le cerveau via les nerfs. Alors, lorsque le système nerveux tombe en panne, la fonction urinaire ne tarde pas à suivre. Au nombre de ces maladies et accidents de la vie, on compte :

  • la maladie de Parkinson ;
  • la sclérose en plaques ;
  • l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ;
  • la neuropathie diabétique ;
  • les pathologies liées à l’alcoolisme.

Certains troubles urinaires peuvent également être consécutifs à une fracture du bassin ou encore à des séances de radiothérapie pelvienne.

N’oubliez pas que, quel que soit le type de trouble de la miction dont vous souffrez, votre médecin peut vous aider à trouver des solutions adaptées pour réduire ces désagréments.

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