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Maladie de Parkinson et incontinence

Maladie de Parkinson et incontinence

Décrite en 1817 par James Parkinson, la maladie qui porte son nom est souvent associée à des troubles de la continence. En effet, elle concerne une perte de connexion entre des cellules du cerveau chez les seniors sans distinction de genres. Faisons le point pour mieux vivre avec.

Une pathologie dégénérative

Le diagnostic d’une maladie de Parkinson a été posé pour un de vos proches ? Sachez que l’incidence de cette maladie est de 15 sur 100000 habitants par an en France. A partir de 44 ans, une femme ou un homme peut présenter des signes évocateurs. Avant 20 ans, on parle d’une atteinte juvénile ou précoce. La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative, c’est-à-dire que les neurones perdent en nombre et de leur capacité. La mort des cellules nerveuses productrices de la dopamine, un neurotransmetteur, surtout celles de la partie appelée « substance noire » entraine l’apparition des premiers symptômes. L’origine de cette mort spontanée et précoce reste encore un mystère bien que certains pesticides aient été incriminés. Les cellules non dopaminergiques sont aussi touchées, expliquant pourquoi la maladie peut présenter une grande variété de symptômes.

Quels troubles urinaires ?

En général, la maladie évolue en 3 phases. Durant la première, on observe des troubles moteurs encore contrôlés incluant des tremblements au repos, une diminution de l’amplitude des mouvements et une rigidité des muscles. Les troubles urinaires dans la maladie de Parkinson se reflètent dans l’incontinence par impériosité, c’est-à-dire que la personne ressent soudainement l’envie d’uriner et a du mal à se retenir. Les besoins sont plus nombreux pendant la nuit. Ce symptôme est expliqué par la perte des neurones dopaminergiques responsables du contrôle sur la miction. Cette incontinence apparait habituellement à un stade avancé, c’est-à-dire environ 5 ans après le début de la maladie.

Maladie de Parkinson : les traitements

Plusieurs classes thérapeutiques sont disponibles pour aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le but ici n’est pas de restituer les neurones, ce qui est chose impossible, mais de remplacer la dopamine qui n’est plus présente. Le médicament le plus courant est la lévodopa qui deviendra de la dopamine sous l’action des autres sécrétions dans le cerveau, mais les agonistes dopaminergiques sont tout aussi efficaces. Lorsque la prise de médicaments par voie orale ne suffit plus pour pallier aux symptômes, la stimulation continue est envisageable. Il s’agit d’une administration en continue par apomorphine ou la stimulation électrique qui ne sont réalisables qu’à l’hôpital. Pour l’incontinence urinaire, on administre des médicaments anticholinergiques.

Vivre avec une maladie de Parkinson

Quelques mesures soulagent la vie du parkinsonien, en plus du traitement médicamenteux. Par exemple, la pratique régulière d’un sport modéré qui aidera à maintenir la coordination et l’équilibre. On peut aussi enrichir son régime alimentaire avec des fibres et des vitamines pour prévenir la constipation, un des problèmes fréquents des personnes atteintes de cette maladie. Encouragez une bonne hydratation et un régime riche pour compenser l’énergie utilisée au quotidien. Pensez aussi à quelques aménagements au domicile comme la pose de rampes ou le changement de place de meubles encombrants.