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Causes de l’incontinence

Les identifier pour mieux la traiter!

L’incontinence n’est pas une maladie, mais un symptôme. Hérédité, hygiène de vie, maladies, accouchement… sont autant de facteurs qui peuvent l’expliquer.
L'incontinence peut toucher tout le monde.

L’incontinence peut apparaître sous des formes diverses et des situations bien différentes : incontinence urinaire ou fécale suite à une opération chirurgicale, pendant un effort, après une prise ou une perte de poids ou simplement en prenant de l’âge... L’incontinence se traite en même temps qu’on traite la cause. Elles peuvent être nombreuses, mais le mécanisme est toujours le même : le sphincter vésical ou anal ne joue plus son rôle, sa capacité de contraction et de rétention est devenue inopérante — ou presque.

Comprendre pour agir

On ne traite pas une incontinence post-accouchement comme l’énurésie ou l’incontinence due au stress. Vous facilitez le diagnostic de votre médecin si vous avez déjà conscience des éléments déclencheurs de votre incontinence. Pour vous y aider, voici une liste des causes de l’incontinence les plus courantes :

L’âge

La diminution des œstrogènes pendant la ménopause, le vieillissement de la vessie, de l’urètre et des muscles du périnée, l’hypertrophie de la prostate chez l’homme, les prolapsus de la vessie et de l’utérus qui provoquent la descente de l’urètre… autant de facteurs qui contribuent à enrayer le bon fonctionnement de nos sphincters.

Pour autant, l’incontinence due à l’âge n’est pas inéluctable. Elle doit être traitée et faire l’objet d’une rééducation.

La prise de poids, l’obésité  

L’accumulation de graisse va exercer une pression anormale dans l’abdomen. Cette pression va se répercuter sur les muscles du plancher pelvien, dont le rôle est de maintenir nos organes dans la cavité abdominale, d’ouvrir et fermer la vessie et le rectum. La poussée permanente sur ces muscles finit par les affaiblir et les rendre moins opérants.

Les suites de l’accouchement 

Lors d’un accouchement, toute la zone pelvienne peut subir un traumatisme. Les nerfs qui commandent cette zone peuvent être abimés lors du passage du bébé ou par l’usage des forceps. Le périnée peut être endommagé par une déchirure ou une épisiotomie. C’est notamment pour prévenir tout risque d’incontinence que des séances de rééducation périnéales sont prescrites après un accouchement.

Les suites d’opérations chirurgicales

Comme l’ablation de la prostate chez l’homme ou les fractures des os pelviens…

La maladie et les traitements

Les maladies qui affectent notre centre nerveux peuvent du même coup engendrer des problèmes d’incontinence : maladie de Parkinson, Alzheimer, AVC, diabète de type 2, sclérose en plaques…

La prise de certains médicaments comme les Alpha bloquants, les diurétiques et certains médicaments pour l’asthme peuvent provoquer une incontinence, tout comme les séances de radiothérapie pratiquées sur la zone pelvienne.

Le sport et les efforts

Ici, plusieurs mécanismes entrent en jeu.
Certains sports sollicitent la ceinture abdominale.

Les efforts.

Les efforts, qu’ils soient sportifs ou non, vont générer une pression abdominale temporaire, presque « réflexe ». Sous l’effet de cette pression peuvent se produire des fuites, par jets courts et violents. Certains sports qui sollicitent la ceinture abdominale (gym, athlétisme…) ou qui demandent des mouvements de sauts répétés (basket, volley…) peuvent provoquer ces fuites. Le phénomène est identique lorsque vous toussez ou lorsque vous souffrez de constipation, quand l’effort lors de la selle provoque une pression violente sur l’abdomen.

Ce type d’incontinence est appelé « incontinence à l’effort ».

Les abdos

 Autre problème, autre mécanisme : les séances d’abdominaux. Dans un désir de dessiner les fameuses « tablettes de chocolat » dont ils rêvent, certains abusent des exercices de musculation des abdominaux. Or s’ils sont mal exécutés, c’est-à-dire si l’on pousse tout en contractant au lieu de rentrer le nombril, on met les muscles de l’abdomen sous pression. Un peu comme un tube de dentifrice que l’on serrerait dans sa main. En exerçant une pression sur le tube, le dentifrice finit par pousser sur le bouchon qui, s’il est mal vissé, finit par laisser sortir la pâte. Voilà ce qu’il se passe lorsque la pression abdominale est trop importante par rapport à la résistance du périnée. Le périnée cède et laisse s’échapper l’urine. Pour éviter ce désagrément, il est nécessaire de muscler le plancher pelvien parallèlement aux abdominaux.

Le stress 

Oui, le stress peut être responsable de l’incontinence. Le phénomène se manifeste par une envie pressante, dans une situation peu favorable : examen, compétition sportive, cérémonie… Cette incontinence est dite « d’impériosité », par opposition à l’incontinence d’effort.

L’hérédité

Une étude suédoise a démontré que le facteur génétique et héréditaire pouvait entrer à 50 % dans les troubles de l’incontinence. Mais hérédité n’est pas synonyme de fatalité. Si justement vous comptez beaucoup de cas d’incontinence dans votre entourage familial, tentez d’agir de manière préventive, de nombreux exercices vous y aideront.

Hygiène de vie 

Notons enfin que certaines substances peuvent déclencher ou aggraver l’incontinence :

  • le tabac qui aggrave les affections respiratoires et déclenche des toux responsables des fuites urinaires.
  • l’alcool, le café et les jus de fruits sont irritants pour la vessie, à fortiori lorsqu’elle est fragile.

Bien d’autres causes peuvent être responsables de l’incontinence. Mais connaître les principales peut vous aider à mettre votre médecin sur la voie du bon diagnostic.
Pour trouver la cause de votre incontinence et pouvoir agir, osez en parler à votre médecin.

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