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Les facteurs d'apparition de l'incontinence urinaire

Posté le 29/11/2017 par Barbara | Infirmière conseil

Les facteurs d'apparition de l'incontinence urinaire

Au cours de sa petite enfance, l’être humain acquiert la capacité de contrôler de manière volontaire l’évacuation de la vessie (miction). Cela est possible grâce à un mécanisme de contrôle complexe qui coordonne les fonctions de la vessie, des muscles sphinctériens à la base de l’urètre, et du système nerveux.

Le remplissage de la vessie par l’urine provoque tout d’abord une augmentation de la pression intra vésicale, qui est à son maximum lorsque la capacité de la vessie est atteinte, soit environ 300 à 500 ml.

L’information sur le remplissage de la vessie est transmise à la région du cerveau correspondante, par l’intermédiaire d’un centre nerveux situé dans la portion inférieure de la moelle épinière. La décision de vider la vessie est prise consciemment.

Lorsque le lieu et le moment sont favorables, l’ordre en est donné par le cerveau, et suit le chemin inverse par la moelle épinière. La vessie se contracte, les muscles sphinctériens se relâchent, et l’urine s’écoule.

Cette description simplifiée de l’évacuation de la vessie laisse entrevoir la fragilité du processus.

Les causes d’une émission d’urine incontrôlée peuvent être par exemple un verrouillage insuffisant des muscles sphinctériens, une contraction incontrôlée ou insuffisante de la vessie, la présence d’un obstacle à l’écoulement situé en aval de la vessie, ou une altération plus ou moins complète de la transmission de l’influx nerveux entre la vessie, la moelle épinière et le cerveau.

Différentes causes peuvent être à l’origine de tous ces troubles fonctionnels, par exemple des infections du tractus urinaire, un affaissement des muscles du périnée, une augmentation du volume de la prostate, des lésions dégénératives du cerveau, des troubles du métabolisme, des lésions de la moelle épinière, les conséquences de la prise de certains médicaments...

Chez la femme, la vessie et l'urètre sont soutenus et maintenus en place par les muscles pelviens; s'ils perdent de leur tonicité et de leur élasticité, cela peut provoquer des fuites urinaires.

Chez l'homme, les fuites urinaires sont le plus souvent liées au gonflement de la prostate qui peut irriter la vessie et donner à la personne des envies fréquentes, pouvant entraîner des fuites en jet ou en continu. Le gonflement de la prostate peut aussi empêcher le bon écoulement des urines. La personne est alors obligée de fournir un effort pour uriner, ce qui peut provoquer des fuites après la miction.

L’incontinence urinaire n'est donc pas une maladie en elle-même mais le symptôme, le signe d’une maladie sous-jacente, qui doit être traitée. Il serait par conséquent faux de supposer que l’incontinence urinaire ne présente « aucun danger ».

L'incontinence urinaire peut être aussi liée ou aggravée par :

  • la grossesse, les conséquences d'accouchements par voie vaginale ou de traumatismes gynéco-obstétricaux, le manque de rééducation post-natale
  • le port régulier de charges lourdes ou certains sports (tels que le step, jogging...)
  • la constipation, le fécalome
  • certaines maladies (comme les infections urinaires...)
  • l'existence d'une maladie neurologique
  • la bronchite chronique et toutes les causes de toux (tabac par exemple)
  • la prise de certains médicaments à effet diurétique
  • des erreurs hygiéno-diététiques (mauvaise répartition des prises liquidiennes dans la journée...)
  • la réduction de la mobilité, l'âge, l'altération de l'état de santé en général.