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Mirabegron

Mirabegron

Lancé en 2013 sur le marché européen, le mirabegron est un béta 3 mimétique, la classe thérapeutique dont les effets sur l’hyperactivité vésicale ont été découverts dernièrement. Il figure en bonne position sur la liste des traitements de l’incontinence urinaire chez les adultes.

Qu’est-ce que le mirabegron ?

Incluse dans la classe thérapeutiques des béta 3 agonistes (encore appelés beta 3 mimétiques), le mirabegron est un agoniste spécifique des récepteurs béta 3 adrénergiques des muscles de la vessie. La molécule a un effet relaxant sur les muscles et augmente l’intervalle de temps entre les contractions. Il ne diminue pas la contractilité normale du muscle. Le mirabegron offre une bonne tolérance aux patients qui ne peuvent pas prendre d’anticholinergiques, la classe médicamenteuse la plus couramment utilisée en cas d’incontinence urinaire. Le Betmiga produit par Astellas Pharma est la spécialité de référence actuelle présentée en boites pelliculées de 30 comprimés jaunes estampillées de l’inscription 355.

Quand prendre et ne pas prendre du mirabegron ?

Le mirabegron est un antispasmodique urinaire. Il est donc administré pour aider à réduire les contractions anormales du muscle de la vessie responsables des fuites involontaires d’urine. Il est plus indiqué dans le traitement symptomatique de l’hyperactivité vésicale. En cas d’incontinence par impériosité, la fuite survient soudainement sans sensation de besoin au préalable et sans horaire précis puisque la vessie n’a pas besoin d’être remplie. L’hypersensibilité à un des ingrédients du médicament constitue une contre-indication au traitement. Les patients hypertendus dont la pression artérielle est mal contrôlée ne devraient pas non plus prendre du mirabegron.

Comment prendre le mirabegron ?

La prescription de mirabegron est encore actuellement limitée aux adultes. Les comprimés sont dosés à 50 mg et à avaler tels quels avec une boisson. La prise du médicament peut se faire indépendamment du moment du repas. Le mirabegron est à prendre à raison d’un comprimé par jour, sans que celui-ci ne doive être écrasé, sucé ou fractionné.

Les effets secondaires

Suite aux tests effectués sur les patients, il a été observé que les principaux effets secondaires à la prise de mirabegron sont l’accélération du rythme cardiaque et l’augmentation de la fréquence des infections urinaires. Généralement, ces manifestations disparaissent lorsqu’on arrête le traitement. Plus rares, mais plus grave, les troubles du rythme cardiaque à type de fibrillation auriculaire, surviennent chez les patients déjà prédisposés. Dès qu’un symptôme inhabituel se produit, la meilleure chose à faire est d’en parler immédiatement au médecin prescripteur afin de prévenir ce type d’incident.

Les précautions à prendre

Aucune étude n’a encore été menée sur les femmes allaitantes. Par précaution, il vaut mieux éviter d’en prendre au cours d’un allaitement maternel. L’ingestion de ce produit pendant la prise de certains médicaments peut occasionner des troubles du rythme cardiaque. Il est indispensable d’informer votre praticien des traitements médicamenteux en cours, notamment de la prise de thioridazine, d’antiarythmiques 1C ou encore d’antidépresseurs du type imipramine. Le mirabegron n’est pas indiqué chez les personnes qui ont une insuffisance rénale et il est fortement proscrit en cas d’insuffisance rénale sévère.