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Incontinence après rapport sexuel

Incontinence après rapport sexuel

Suite au plaisir viendrait la frustration ? Un besoin irrépressible d’uriner après un rapport sexuel peut être mal vécu et même considéré comme un grave souci de santé. Ce problème de quelques jeunes adultes n’en serait pas vraiment un selon les dires des experts.

Le lien étroit des organes

Chez les femmes comme chez les hommes, les organes sexuels sont dans la même sphère que les organes urinaires. Concentrés dans la zone pelvienne, ils bénéficient de l’apport sanguin provenant des mêmes vaisseaux et sont sensibilisés par les branches d’un nerf. Tout ceci signifie que les troubles au niveau d’un organe se répercutent rapidement sur l’organe voisin. C’est ainsi que s’explique l’influence des troubles urinaires sur l’appareil génital et vice-versa. En particulier, les infections urinaires qui se traduisent chez la femme par une incontinence urinaire entraînent aussi à la longue des infections vaginales. L’insuffisance sphinctérienne cause à la fois une incapacité à maintenir sa vessie, mais aussi des troubles sexuels.

L’incontinence pendant et après le rapport sexuel

Des fuites urinaires pendant l’acte sexuel sont perturbants, voire traumatisantes, que ce soit pour les hommes ou les femmes. Chez les femmes, la proximité de la paroi vaginale et de l’urètre entraîne une stimulation simultanée de la zone, au point de provoquer une fausse envie d’uriner. Dans ces cas, interrompre l’acte n’est pas une bonne idée. Au contraire, c’est un signe que la jouissance n’est pas loin. Pour se rassurer, les femmes qui en doutent peuvent passer aux toilettes avant l’acte. Les hommes craignent aussi de salir leur partenaire pendant le coït, surtout s’ils souffrent déjà d’une incontinence de manière chronique. Dans ce cas, un passage préalable aux toilettes ne sera pas superflu. Mais en discuter avec son partenaire reste le meilleur moyen de ne pas subir les conséquences de l’anxiété. Des personnes se plaignent d’avoir l’impression d’une vessie pleine après le coït et se demandent si cela est normal ou pas. Après un rapport sexuel, uriner est un acte hygiénique. En effet, ce n’est pas très romantique de sortir de lit pour faire pipi, mais c’est une protection contre les infections urinaires.

Comment réduire la gêne ?

Les conséquences de l’incontinence urinaire coïtale ou post-coïtale sont d’ordre psychologique et peuvent virer au drame. Se sentir sale et malodorante est honteux, surtout pour les femmes. Cela peut changer la perception du sexe et altérer la vie sexuelle. On parle beaucoup également du vieillissement qui est assimilé à la perte de tonus du périnée. En essayant de se retrouver dans sa féminité ou dans sa virilité, on regagne plus facilement confiance en soi. Quant aux exercices servant à renforcer la musculature pelvienne, elles requièrent de la persévérance mais restent une bonne alternative. Chez les hommes, il ne faut pas manquer d’éventuels troubles de l’érection associés. En cas d’incontinence grave, un accompagnement psychologique ou des conseils auprès d’un sexologue se révèleront bénéfiques. Chez les femmes, le gynécologue peut orienter vers des techniques pour retrouver la santé et maintenir en même temps la libido. En parler, c’est déjà un pas vers la guérison.