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Traitement de l’incontinence par impériosité

Traitement de l’incontinence par impériosité

L’incontinence par impériosité est une symptomatologie très présente chez les femmes. Elle bénéficie de plusieurs choix thérapeutiques dépendant principalement de la cause sous-jacente. A la base, il y a toujours l’instabilité de la vessie.

Qu’est-ce que l’incontinence par impériosité ?

Une personne souffre d’impériosité lorsqu’elle a des symptômes qui témoignent de l’hyperactivité de la vessie : l’envie d’uriner est incontrôlable, urgent et soudain. Une douleur pelvienne peut se réveiller à ce moment-là. En fait, le mécanisme de la miction normale passe par le relâchement du muscle vésical quand le cerveau envoie de l’acétylcholine. Ce phénomène se passe uniquement lorsque la vessie prévient qu’elle est pleine. Lorsque le circuit nerveux de la vessie est altéré, il se produit des signaux anarchiques et donc des contractions soudaines même si la vessie n’est pas remplie. Ce problème peut être isolé, soit associé à d’autres types d’incontinence. Dans ce dernier cas, on parle d’incontinence mixte.

Les traitements médicamenteux pour soigner l’incontinence par impériosité

Le traitement de l’incontinence par impériosité dépend de la maladie en cause. Ce symptôme se produit par exemple en cas d’infection urinaire. Un traitement antibiotique adapté résoudra alors le problème. Le médecin n’attend pas toujours le résultat d’un ECBU pour administrer des quinolones ou une ceftriaxone. Et comme tout ce qui cause une inflammation de la vessie est susceptible de provoquer ce genre de symptômes, il faut rapidement détecter et prendre en charge d’éventuelles tumeurs ou polypes vésicales. Les antidépresseurs tricycliques sont reconnus pour avoir une activité anticholinergique. Ils sont pour cela prescrits en deuxième intention.

Le traitement par la chirurgie

L’incontinence par impériosité se produit aussi dans le cadre d’un adénome prostatique chez les hommes. En fait, la prostate est située au niveau du sphincter urétral. Il arrive que les fibres du col de la vessie soient endommagées par cette augmentation de volume de la glande prostatique. Aussi, l’instabilité vésicale ne sera résolue qu’après une diminution par endoscopie ou par chirurgie de l’excès de cellules de la prostate. En cas d’atteinte des nerfs du sacrum à l’origine d’une hyperactivité vésicale, l’urologue procède à une neurostimulation. L’innovation consiste à injecter de la toxine botulique pour stopper les spasmes du muscle vésical.

Les traitements complémentaires contre l’incontinence par impériosité

Toutefois, même après une prise en charge médicamenteuse et chirurgicale, le rétablissement de la vessie prend du temps. Et comme l’incontinence est souvent mixte, le traitement doit se compléter d’une rééducation des muscles du périnée. Cette rééducation peut se faire par électrostimulation, par stimulation magnétique ou encore par les exercices de Kegel. La kinésithérapie associée à une stimulation avec biofeedback peut également diminuer les contractions. Lorsque l’impériosité se produit à cause d’une maladie neurologique comme une maladie de Parkinson, un traitement de fond de la pathologie doit être mené pour réduire l’impact urinaire. Les thérapies comportementales trouvent leur place dans la réduction des symptômes car elles aident la personne à se retenir quand il le faut. Dans le cas de symptômes s’apparentant à l’incontinence par impériosité, ces indications ne remplacent pas l’avis d’un spécialiste. Seul un diagnostic bien conduit assure la qualité de la prescription.