Close

Incontinence urinaire masculine : les solutions médicales

Incontinence urinaire masculine : les solutions médicales

L'incontinence Urinaire masculine et ses solutions médicales

L'incontinence urinaire masculine survient souvent après une opération chirurgicale au niveau de la prostate comme par exemple après une adénectomie à la suite d’une hypertrophie bénigne et surtout après une prostatectomie radicale pour un cancer de la prostate.

De nos jours le diagnostic de cancer de la prostate est posé de plus en plus tôt : le nombre de prostatectomies augmente et les patients sont aussi de plus en plus jeunes.

Après une prostatectomie radicale, les fuites urinaires sont relativement fréquentes la première année mais on ne peut parler d'incontinence avérée que si les fuites se prolongent au delà d'un an. C'est a partir de la qu'il faut envisager des traitements autres que la simple rééducation et si 2 à 10% des patients ayant subi une prostatectomie radicale présentent une incontinence urinaire, la moitié seulement sont gênés et demandeurs d'un traitement.

Il faut garder à l'esprit que cette notion de gêne est très subjective. Reste que généralement chez l'homme l'incontinence urinaire est considérée comme un réel handicap. Porter des protections ne fait pas partie de sa culture car quand un patient présente des fuites urinaires importantes ainsi que des problèmes d'érection ceux-ci passe au second plan. C'est pour cette raison que les urologues traitent avant tout l'incontinence.

Pour mesurer l'incontinence les urologues prennent en compte le poids de la couche avant et après miction et relève le poids de départ et celui à l'arrivée après que le patient a bu 500ml d'eau et effectué des efforts. Dans le cas ou il ya une différence de 10 grammes, on considère qu’il y a incontinence.

Incontinence urinaire masculine : les interventions chirurgicales

Depuis des années le seul traitement possible de cette incontinence était le sphincter artificiel urinaire. Mais il existe aussi la technique de pose de bandelettes sous-urétrale qui sont tendues entre deux points d'ancrage situés symétriquement sur les branches Ischio-pubienne. Le principe est de mettre le patient en dysurie. L’intervention est alors rapide et ne nécessite qu'une petite incision périnéale.

Cette technique est encore en cours d'évaluation mais les résultats montre que 60% des patients ont une guérison totale (aucune fuite, qu'elle que soit l'effort) mais il reste 25% des patients qui se plaignent de douleurs post opératoire persistantes, probablement liées aux vis dans l'os ischio pubien.

Une autre technique, elle aussi est en cours d'évaluation est celle de la pose de bandelettes sans tension, elle adopte le même principe que la technique précédente mais cette fois sans vissage dans l'os ischio pubien. Les douleurs post opératoire disparaissent alors mais la bandelette une fois posée ne peut plus être retendue.

La pose de ballons gonflables contre l’incontinence

La troisième technique connue en matière d'opérations mini invasives consiste en la pose de part et d'autre de l'urètre sous la vessie de ballons gonflables contenant un produit de contraste. L'acte est simple, la pose se fait par voie percutanée périnéale, et une petite tubulure est glissée dans le scrotum.

Si après le premier gonflage le patient n'est pas parfaitement continent il est possible de regonfler à nouveau les ballons sous anesthésie locale et d'injecter le produit jusqu'à ce que le patient deviennent continent.

Cancer-de-la-prostate