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Incontinence après promontofixation

Incontinence après promontofixation

La promontofixation est le traitement chirurgical destiné à celles qui souffrent d’une descente d’organes. Une incontinence urinaire suite à cette intervention est dérangeante mais elle bénéficie aujourd’hui d’une prise en charge effective par la kinésithérapie spécialisée.

Pourquoi une promontofixation ?

Ce terme paraissant un peu complexe désigne simplement une opération chirurgicale pour remonter les descentes des organes pelviens également appelées « prolapsus ». En fait, les organes de la cavité pelvienne (vessie, utérus, rectum) sont normalement maintenus en place par des muscles et des ligaments puissants. Seulement, ces muscles s’affaiblissent ou s’étirent peu à peu à cause du vieillissement. Le prolapsus génital est donc un problème courant chez les femmes de plus de 45 ans. C’est une atteinte gênante mais pas toujours douloureuse. Toutefois, ses répercussions sur la continence urinaire et fécale nécessitent un traitement radical. En première intention, sur un prolapsus peu gênant, les médecins conseillent l’insertion d’un dispositif intra-vaginal pour soutenir les organes, une rééducation des muscles du plancher pelvien en plus de mesures diététiques contre la constipation. Quand ces traitements ne conviennent plus, le médecin propose une promontofixation. Le choix des techniques est laissé au spécialiste car il dépend du degré d’atteinte des organes.

Comment se passe une promontofixation ?

La promontofixation est une opération permettant de repositionner les organes. En fait, la descente peut être telle une boule gênant dans le vagin ou dans l’anus. Bien que la chirurgie ne constitue pas une urgence vitale, elle est nécessaire pour prévenir l’aggravation du prolapsus. Comme tout acte chirurgical, la promontofixation est précédée d’une consultation anesthésique mais aussi d’un examen bactériologique des urines. L’opération se fait soit par l’abdomen, soit par le vagin, sous anesthésie générale ou locorégionale. La patiente est sur le dos avec une sonde urinaire. L’urologue place une prothèse derrière la vessie et devant le vagin, puis une autre prothèse derrière le vagin et devant le rectum. Ces deux implants sont fixés ensemble au promontoire du sacrum sur la colonne vertébrale, maintenus par un ligament.

Les suites opératoires habituelles

Après l’opération, il faut environ 48 heures pour que le transit intestinal reprenne. La sonde urinaire est enlevée après évaluation de l’urologue, habituellement au bout de 3 jours. La patiente est gardée à l’hôpital pendant une semaine selon l’évolution. Seule une constipation peut être dérangeante mais elle sera soulagée avec des laxatifs. A la sortie, il est recommandé d’attendre plus d’un mois pour avoir une activité sexuelle, faire du sport et porter des objets lourds.

Les solutions à l’incontinence après une promontofixation

Après cette intervention, une incontinence peut apparaître même si elle n’était pas présente auparavant. Les fuites sont détectables à la fin de l’opération alors que la personne est encore au bloc opératoire. Le chirurgien procède alors à la pose immédiate d’une bandelette sous urétrale. Si les fuites urinaires surviennent à distance de l’opération, des exercices peuvent être prescrits pour tonifier la musculature pelvienne. Cette rééducation se fait à domicile avec l’accompagnement d’un kinésithérapeute. Dans la plupart des cas, avec les précautions simples comme le fait de ne pas porter des objets lourds, l’incontinence urinaire disparaît.