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Incontinence après césarienne

Incontinence après césarienne

L’accouchement par césarienne est imputable à une incontinence urinaire chez 20% des femmes d’âge mûr. Beaucoup de facteurs entrent en jeu dans cette perte du contrôle sur la miction. Seule une bonne prévention permet d’éviter ce problème qu’on évite d’exprimer.

L’accouchement par césarienne

Un accouchement par césarienne est une opération pratiquée sur l’utérus. Il est effectué sous anesthésie générale ou péridurale. D’urgence ou programmée, l’opération permet d’extraire le bébé par voie abdominale. La césarienne constitue un moyen de préserver la vie du fœtus et de sa mère. Par ailleurs, les suites d’une césarienne ne sont pas si différentes de celles d’un accouchement normal. En quelques jours, si la cicatrisation se passe bien, il est possible de sortir de l’hôpital. L’ablation des fils de sutures sera effectuée dans les 10 jours qui suivent la chirurgie. Si l’accouchement normal est connu pour fragiliser les muscles du plancher pelvien lors de la descente du bébé, la césarienne ne semble pas être responsable de pression sur le périnée. Et pourtant, les chiffres sont clairs : au moins un cinquième des femmes qui ont eu un accouchement par césarienne ont aussi une incontinence urinaire, que ce soit dans l’immédiat ou à plus long terme.

L’installation de l’incontinence

Chez la femme, l’incontinence urinaire est un problème qui se révèle surtout dans la cinquantaine. Généralement, c’est donc une quinzaine d’années après leurs accouchements qu’elles ressentent une faiblesse du côté du périnée. Mais au moins 10% des femmes de la vingtaine souffrent de ce symptôme. En fait, les fuites urinaires sont bien aggravées par l’accouchement par voie basse et peuvent encore sévir 20 ans après. Le point commun entre toutes ces femmes se résume au périnée. Ce support musculaire de l’ensemble des organes du pelvis a un rôle prépondérant dans la sexualité et la continence. Lorsque le périnée se relâche, tôt ou tard, les premiers soucis de fuites urinaires involontaires surviendront.

Les autres éléments à prendre en compte

Chez la femme, il ne faut pas manquer de préciser que la tonicité des muscles dépend aussi des facteurs hormonaux. Hors, la ménopause réduit la production d’œstrogènes, ce qui diminue l’élasticité des fibres des muscles. L’incontinence d’effort n’est que le résultat d’un processus lié qui s’installe insidieusement. Outre la césarienne, d’autres facteurs sont donc à prendre en compte après un accouchement : l’âge de la mère, les gestes obstétricaux comme l’usage d’un forceps en premier recours, la sédentarité, le tabagisme, le poids car l’obésité favorise la poussée chronique sur le périnée.

Traiter et prévenir l’incontinence après césarienne

Le manque de tonicité du périnée est devenu normal chez les femmes dans la cinquantaine. Tonifier la zone est donc une priorité si on veut s’épargner l’inconfort causé par les fuites urinaires. Avant même les premiers symptômes, il vaut mieux prendre au sérieux l’éventualité d’une rééducation périnéale et de se renseigner auprès de la sage-femme sur les moyens de fortifier le périnée. En fait, seule une rééducation bien conduite et complète assurera le confort vésical dans l’immédiat et pour les décennies à venir.