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Incontinence urinaire chez l’enfant

Incontinence urinaire chez l’enfant

L’incontinence urinaire est un symptôme fréquemment rencontré chez les petits enfants et ses conséquences psychiques peuvent être lourdes notamment en raison des moqueries. Heureusement, elle disparait souvent sans besoin de traitement particulier.

Quid sur l’incontinence de l’enfant

Une quelconque fuite d’urine ne signifie pas forcément une incontinence urinaire. Il est vrai que l’incontinence se définit comme la perte involontaire du contrôle de la miction. Cependant, chez les enfants, il faut au préalable confirmer l’acquisition de la propreté. La maitrise sur la vessie est un processus qui est différent d’un enfant à l’autre. Bien que l’on s’attende à ce qu’elle se fasse autour de 3 ans, celle-ci peut aller jusqu’à 5 ans. Avant cet âge, il ne sert donc à rien de se faire du souci. Après 5 ans, on peut classer l’incontinence en 3 types : diurne, nocturne, et non mono-symptomatique (de nuit comme de jour). L’incontinence se produit après que l’enfant ait déjà été propre ou sans qu’il ne l’ait jamais été. On parle alors respectivement d’énurésie secondaire et primaire.

Les causes de l’incontinence

L’énurésie compte plusieurs causes et souvent, la portion psychique prend une grande place. Anxiété, peur de l’inconnu, peur de grandir, carence en affectivité, tout cela peut causer des symptômes urinaires même après l’acquisition de la propreté. Avant d’en arriver à un nombre moyen de 5 mictions bien contrôlées par jour, l’enfant doit d’abord avoir une maturité du système nerveux qui contrôle sa vessie. L’énurésie nocturne, considérée à tort comme une maladie, peut aussi provenir d’une prédisposition génétique. Des parents qui ont fait « pipi au lit » dans leur enfance ont 75% de chances de retrouver ce petit détail chez leurs enfants. Ce type d’incontinence survient parfois à cause d’un dysfonctionnement du système d’éveil. L’énurésie diurne est due à un manque de maturité de la vessie ou de son sphincter. L’histoire médicale ou familiale de l’enfant sert alors à trouver l’origine du problème et à le résoudre rapidement.

Comment aider l’enfant à guérir ?

Chez l’enfant, l’incontinence urinaire peut provoquer des dégâts psychiques dont la perte de l’estime de soi. En fait, on se rend compte du problème à un moment où l’enfant étend sa vie sociale, commence l’école maternelle ou participe à des activités extra-scolaires. L’accompagnement par les parents, la famille ou même un spécialiste de la question sera donc d’une grande influence pour surmonter cette phase. Connaitre le type d’incontinence permet de prendre les mesures nécessaires. En cas d’incontinence urinaire nocturne, la bienveillance est utile pour rassurer l’enfant. Ensuite, il faut penser à diminuer la boisson en après-midi, à vider la vessie avant le coucher. Si le problème provient d’une difficulté à s’éveiller, on peut utiliser une alarme qui se déclenche quand l’enfant commence à mouiller sa couche, une méthode contraignante mais qui a fait ses preuves. En cas d’énurésie diurne ou mixte, il est essentiel d’apprendre à l’enfant à sentir sa vessie lors de vidanges régulières. Le seul fait d’avoir ses pieds posés au sol en position accroupie le rend conscient du fait d’uriner et l’aidera à vider complètement sa vessie.