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Comment soigner l’incontinence urinaire chez l’enfant ?

Comment soigner l’incontinence urinaire chez l’enfant ?

Les fuites urinaires survenant dans l’enfance sont sources de frustration au quotidien, de l’enfant lui-même et de ses parents. La diversité des voies thérapeutiques vaut la peine d’être explorée assez tôt pour ne pas laisser la place aux complications.

Quel type d’énurésie ?

Chez un enfant, l’acquisition de la propreté se fait vers l’âge de 3 ans. Un enfant qui mouille sa culotte en journée est vu sous un angle plus dramatique. A partir de 5 ans, on peut parler d’énurésie. En cause, il y a l’immaturité du système neurologique et par conséquent du contrôle des sphincters. La symptomatologie ne peut pas induire en erreur : de fréquents besoins et l’incapacité à se retenir. L’énurésie primaire concerne les enfants qui n’ont jamais pu quitter leurs couches tandis que l’énurésie secondaire définit la catégorie de ceux qui ont déjà été propres mais qui ont eu des incidents par la suite. Dans le deuxième cas, il peut être intéressant de chercher un éventuel traumatisme à la source et encourager l’enfant à s’exprimer sur son vécu. Cela peut être un accident, un choc affectif, une perte, une peur. En cas d’atteinte organique comme une malformation vésicale ou urétrale, une consultation spécialisée sera requise pour détecter le problème.

Les traitements médicaux

Jusqu’à un certain point, le fait de mouiller sa culotte peut être considéré comme physiologique et ne relève pas d’une maladie. Chez les enfants, la maturité de la vessie ne se produit parfois qu’un peu tardivement et il n’y aura rien à craindre. Le médecin peut confirmer cet état grâce à des examens d’imagerie. Il en est de même pour une vessie de petite taille qui entraine des mictions fréquentes. En explorant dans le passé des parents, on peut aussi penser que les enfants qui ont eu père ou mère énurétiques révèleront ce symptôme dans leur propre enfance. Grâce aux examens, il est également possible de définir s’il s’agit ou non de troubles hormonaux et y remédier. Dans ce dernier cas de figure, il y a le plus souvent une insuffisance d’hormones antidiurétiques. Enfin, l’infection urinaire peut causer une infection urinaire chez l’enfant. Le pédiatre prescrit dans ce cas des antibiotiques adaptés à l’âge de l’enfant comme une combinaison d’amoxicilline et d’acide clavulanique.

La part psychologique

L’énurésie touche plus les petits garçons que les petites filles. Comme il s’agit très souvent d’un acte qui témoigne une régression mentale, une approche psychothérapeutique fera grandement le poids. Il est utile de trouver des changements du quotidien qui auraient pu déclencher cette régression : déménagement, naissance d’un petit frère, souffrance dans le milieu scolaire… Les pédiatres sont formés à la psychologie de l’enfant mais les spécialistes de thérapies du comportement sont plus aptes à conseiller et à orienter. L’approche comportementale consistera à faire prendre conscience à l’enfant du trouble sans dramatiser. Le comportement des parents est un élément clé pour la réussite de ce défi qui nécessite beaucoup de patience. Chez un enfant ayant une plus grande maturité psychologique, l’intervention d’un thérapeute qui l’aidera à la rééducation de ses sphincters pourra donner d’excellents résultats.