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Examens complémentaires à pratiquer pour un diagnostic d’incontinence

Examens complémentaires à pratiquer pour un diagnostic d’incontinence

Quoiqu’il soit cliniquement possible de reconnaitre une incontinence, d’autres examens permettent de réaliser la cause, le niveau d’atteinte, l’impact des troubles urinaires ou encore leur importance. Ces examens exécutés en structure hospitalière vont affiner le diagnostic et orienter le traitement.

Les examens biologiques

Dans le but d’une meilleure prise en charge de l’incontinence, des examens sont disponibles mais leur interprétation doit être laissée au spécialiste. La bandelette urinaire et l’examen cytobactériologique des urines sont les examens de première intention lorsqu’on suspecte une infection à l’origine de l’incontinence. Ils sont recommandés lorsque les symptômes font penser à une hyperactivité vésicale. Ce sont également les tests systématiques chez la femme âgée qui souffre d’une incontinence chronique et de ce fait, porte des protections. La bandelette urinaire détecte les globules blancs et les nitrites dans l’urine. L’ECBU est plus approfondi puisqu’il détermine la nature du germe et de l’antibiotique qui convient au traitement. Si les résultats de ces examens éliminent une infection urinaire et que la vessie continue à être instable, le médecin prescrit des examens cytologiques. La cytologie définit le type de cellules retrouvées dans l’urine : des cellules tumorales ou sanguines.

Les examens d’imagerie

Les examens d’échographie passent en deuxième plan. L’échographie vésicale est l’examen nécessaire pour mesurer un résidu d’urine après la miction. En fait, en cas d’obstruction des voies d’écoulement de l’urine, il arrive qu’un résidu post-mictionnel entraine des fuites. L’échographie des voies urinaires est donc indiquée en cas d’incontinence par regorgement. L’urétrocystoscopie, en tant qu’examen endoscopique permet de visualiser l’intérieur des voies urinaires. L’urétrocystoscopie détecte la présence de tumeurs sur les parois de la vessie et de l’urètre. Elle est indiquée lorsque les fuites urinaires s’accompagnent de saignements sans qu’il n’y ait infection urinaire. Elle détecte aussi les éventuelles malformations à l’origine de douleurs du bas-ventre et les fistules uro-génitales. Grâce à l’urétrocystoscopie, il est possible de déceler des foyers inconnus pouvant expliquer la récidive des infections urinaires. La cystographie est un examen d’imagerie pratiqué pour trouver les causes d’une incontinence mixte ou d’une incontinence non résolue par les traitements de première intention.

Le bilan urodynamique

Le bilan urodynamique est un ensemble d’examens dont le but est d’évaluer la capacité de la vessie à se vidanger. C’est le bilan de référence avant toute chirurgie de l’appareil urinaire. Le premier examen consiste en une débitmétrie. Il s’agit d’un test réalisé à vessie pleine et qui mesure à distance le débit de la miction et le volume qui reste dans la vessie à la fin de la miction. Le second examen, la cystomanométrie, est un examen qui définit la façon de réagir de la vessie à l’introduction d’une solution physiologique en passant par l’urètre. Durant ce même examen, il est possible d’effectuer une profilométrie de l’urètre. Cela permet d’évaluer la fluctuation de la pression dans l’urètre à l’aide de la même sonde. Le bilan urodynamique est indiqué quand l’incontinence est sévère alors que la capacité de la vessie semble réduite, qu’il n’y a pas d’infection urinaire alors que la vessie reste hyperactive.