Close

Facteurs de l’incontinence

Facteurs de l’incontinence

Certains évènements peuvent empirer une incontinence urinaire déjà présente de manière considérable. Les connaitre permet de les éviter au mieux pour anticiper l’arrivée d’une fuite.

Mécanisme des fuites urinaires

Face à un problème d’incontinence, le médecin analyse les caractéristiques des symptômes afin d’adapter le traitement à la cause. Toutefois, pour réduire les symptômes, il faut penser à gérer les facteurs qui déclenchent la fuite. En effet, l’incontinence survient sur une vessie trop remplie à cause d’un obstacle sur la voie d’écoulement de l’urine, comme c’est le cas au cours des hypertrophies de la prostate, ou bien elle survient sur une vessie presque vide mais anarchiquement active, comme c’est le cas au cours des infections urinaires. La fuite urinaire peut aussi avoir une part neurologique puisque le contrôle de la miction est opéré par le centre nerveux autonome.

Les personnes à risque face à l’incontinence

Pour des raisons anatomiques, les femmes sont plus susceptibles d’avoir des fuites urinaires. En fait, leur urètre est plus court, elles présentent plus la probabilité de contracter des infections urinaires. Par ailleurs, la grossesse, l’accouchement et les changements hormonaux de la ménopause laissent prévoir la possibilité d’avoir ce problème à un moment ou un autre de leur vie. Les personnes diabétiques sont doublement exposées du fait de la fréquence des infections urinaires mais aussi de l’atteinte des nerfs qui causent une insensibilité de la vessie et de son sphincter. Enfin, les personnes âgées sont les plus à risque. Chez elles, l’incontinence s’installe graduellement que ce soit à cause de la vieillesse ou des maladies neurologiques.

Les facteurs de risques du quotidien

L’anxiété figure en tête de liste des facteurs qui déclenchent des fuites urinaires. Le seul fait de penser à essayer de ne pas uriner, à contrôler sa miction à des moments inopportuns, peut entrainer une fuite par impériosité. Certaines boissons regorgent de substances pouvant déclencher une miction indésirable : l’alcool, la caféine… Certains médicaments à prendre au long cours augment le volume urinaire ou finissent par désensibiliser la vessie. C’est le cas des diurétiques, de certains médicaments pour le traitement de l’asthme, certains sédatifs, antidépresseurs, antispasmodiques. Parfois, la pression sur l’abdomen déclenche une fuite urinaire. Ce genre d’incident se produit lorsqu’on court, qu’on rit ou qu’on tousse. La constipation chronique finit aussi par épuiser les muscles du périnée et ainsi, le sphincter vésical.

Comment réduire les symptômes ?

Le meilleur moyen de faire face à ces facteurs déclenchant l’incontinence est de les anticiper. Prenez connaissance des effets secondaires aux médicaments que vous prenez. Si le risque d’incontinence urinaire y figure, vous pouvez vous prémunir de protections. Evitez la survenue de constipation en intégrant des fibres à votre alimentation. Sinon, soignez les épisodes de constipation, d’infection urinaire. Buvez beaucoup en journée et moins le soir avant le coucher. Lorsque vous urinez, assurez-vous d’avoir complètement vidé votre vessie. Tant que cela est possible, raffermissez votre plancher pelvien grâce à la rééducation périnéale. Au besoin, ne vous mettez pas en situation de surpoids pour limiter la pression sur votre abdomen. Enfin, détendez-vous car le stress ne fait qu’augmenter le risque de fuites urinaires.