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Peut-on éviter d’être incontinent quand on vieillit ?

Peut-on éviter d’être incontinent quand on vieillit ?

L’incontinence est une des hantises secrètes associées à l’idée de vieillir. Y a-t-il quoi que ce soit à faire pour s’épargner ce trouble ou du moins le réduire ? Le point sur le vieillissement du corps et ses conséquences, mais aussi sur les solutions d’appoint.

L’incontinence : un problème de seniors ?

L’absence de contrôle sur l’écoulement urinaire ne concerne pas seulement les personnes âgées. Tout le monde peut avoir un jour un moment de faiblesse de ses sphincters urinaires sans pour autant que cela ne devienne chronique. Chez les personnes âgées de plus de 75 ans, au moins 30% sont concernées par ce problème. Les femmes connaissent généralement ce trouble à l’entrée dans la ménopause. Ayant un système de continence vésicale plus robuste, les hommes évoquent les fuites urinaires vers 60 ans pour la plupart. En général, des pathologies spécifiques en sont responsables. L’âge n’est donc pas le seul déterminant de l’apparition d’une incontinence. En se penchant sur les chiffres, on peut aussi remarquer que ce ne sont pas toutes les personnes âgées qui doivent forcément souffrir de ce trouble.

Les modifications du corps pendant la vieillesse

La vieillesse vient avec une diminution de la masse musculaire au niveau des fibres les moins utilisées du corps. Les sphincters musculaires de la vessie ne dérogent pas à la règle puisqu’avec le temps, ils deviennent lâches. Il s’agit d’une dégénérescence naturelle. La morphologie de la vessie ainsi que ses aptitudes changent avec la dénervation progressive. De même, la sécrétion urinaire par les reins change de volume. En parallèle, la locomotion diminue, et en même temps, les capacités de fortifier les muscles du corps. La sensation de besoin est aussi réduite. Tout ceci agit en faveur d’une incontinence urinaire, parfois d’une incontinence fécale. Quant aux atteintes dues à la maladie, elles peuvent aussi entrainer plusieurs types d’incontinence. L’insuffisance sphinctérienne cause une incontinence d’effort. La distension de la vessie entraine une incontinence par regorgement. Les troubles cognitifs dus à la dégénérescence causent aussi des fuites urinaires. Un environnement peu rassurant entretient le trouble et la situation est encore plus anxiogène pour les personnes alitées.

Comment se prémunir de l’incontinence ?

La possibilité de ne pas devenir incontinent dépendra donc de l’état de santé d’une personne. La prévention d’une incontinence dans les vieux jours devrait se faire assez tôt. Au cours de la jeunesse, adopter des habitudes saines en matière d’alimentation et d’activités est un bon moyen de maintenir une bonne musculature. Ensuite, la vie d’adulte n’épargne personne des maladies. En se préparant aux événements qui risquent de mettre à mal le périnée, on réduit le risque de développer plus tard un problème de continence. Par exemple, après un accouchement, la sage-femme recommande aux femmes des exercices pour tonifier le périnée. En pratiquant soigneusement un sport modéré qui n’entraine pas de compression abdominale, on maintient sa musculature pelvienne en forme. Comme la continence urinaire et fécale est étroitement liée aux fonctions cognitives, il est toujours judicieux d’entretenir la mémoire, le langage et le raisonnement, avec des objectifs à long terme.