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Incontinence à l’hôpital

Incontinence à l’hôpital

Qu’elle soit cause ou suite de l’hospitalisation, l’incontinence bénéficie d’une prise en charge particulière en milieu hospitalier. D’ailleurs, tout le personnel soignant travaille au confort des seniors et des personnes opérées.

Les causes les plus courantes d’alitement

Les personnes âgées sont plus susceptibles de finir immobilisées en raison de la réduction de l’activité ou d’une maladie. Beaucoup de raisons justifient un séjour hospitalier, principalement les fractures à cause de chutes, les complications thrombotiques des maladies cardiaques, les maladies infectieuses. Les problèmes neurologiques n’épargnent pas non plus les individus d’un certain âge puisque la dégénérescence nerveuse se fait insidieusement. Troubles cognitifs, troubles de la vigilance, troubles respiratoires, peuvent tous être des raisons pour un médecin de vous envoyer en observation. Et comme tout séjour hospitalier signifie alitement, certaines fonctions organiques seront modifiées. L’alitement prolongé, c’est-à-dire au-delà de 2 semaines, va perturber les fonctions sphinctériennes en plus de la maladie déjà présente. N’oublions pas que chez les seniors, des atteintes émotionnelles peuvent aussi conduire à une hospitalisation : deuil, contrariétés…

Le retentissement sur l’appareil urinaire

Beaucoup de maladies traitées à l’hôpital pèsent sur la sphère urinaire. L’infection urinaire et la constipation chronique (elle-même favorisée par l’immobilité) favorisent à leur tour une incontinence urinaire. Des médicaments comme les sédatifs et les diurétiques provoquent également des problèmes de retenue. Parfois, la simple incapacité à se lever en raison de la panoplie de matériel attaché à la personne peut fausser les diagnostics, le personnel la considérant alors comme incontinente. Mais le matériel hospitalier peut aussi causer des infections urinaires, en particulier les sondes urinaires, surtout lorsque les mesures d’asepsie ne sont pas respectées à la lettre. L’immobilité entraine aussi une stase du contenu de la vessie et par conséquent, des troubles urinaires.

Le bilan d’incontinence à l’hôpital

Deux catégories de patients se retrouvent à l’hôpital avec des problèmes de continence urinaire. Les premiers sont ceux qui souffrent d’une incontinence déjà diagnostiquée et dont la maladie nécessite une surveillance ou une opération. La seconde catégorie englobe ceux qui sont hospitalisés pour une toute autre maladie mais qui risquent de développer une incontinence au fil de leur séjour. Le bilan d’incontinence permet de découvrir l’impact de la maladie et de l’immobilité sur l’appareil urinaire. Il comprendra alors des questions sur le type de fuites, les horaires, les circonstances de survenue, mais aussi un examen de débitmétrie.

Quelles protections pour le séjour hospitalier ?

En cas d’incontinence à l’hôpital, le suivi est personnalisé. Par exemple, le contenu des poches urinaires est mesuré, tandis qu’un calendrier de la miction permet la surveillance. Il y a des solutions adaptées à tous en vue de maintenir le confort. Les médecins prescrivent soit des culottes absorbantes, soit des couches, soit des changes complets en fonction de l’intensité des symptômes. Les hommes peuvent utiliser des coquilles absorbantes ou un étui pénien de type Penilex. Ces produits sont pratiques, moins contraignants et à usage unique. Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de souiller les draps. En somme, chaque hôpital a sa propre pratique en tenant compte d’une bonne tolérance de la part du patient.