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Stimulation électrique du périnée

Stimulation électrique du périnée

La stimulation électrique du périnée est une des solutions proposées par le personnel de santé pour résoudre les problèmes d’incontinence urinaire. Les femmes souffrant d’une perte du tonus de leur périnée peuvent avoir recours à cette technique dans le confort de leur domicile.

Le périnée et ses fonctions

Chez la femme comme chez l’homme, le périnée constitue un ensemble musculaire et ligamentaire qui sert de soutien aux organes de la région pelvienne. Elle retient les organes génitaux et urinaires. Anatomiquement, les orifices urétral, vaginal et anal font partie de ce groupe musculaire. C’est la raison pour laquelle l’affaiblissement de cette structure entraine une incontinence à ces niveaux ou une descente des organes. Avec les accouchements successifs, l’excès de poids, la ménopause et certains traumatismes, le périnée perd de son tonus. La rééducation périnéale est le traitement en première intention censé renforcer la structure et réduire les symptômes d’incontinence, surtout chez les femmes ménopausées.

Le principe de l’électrostimulation

L’électrostimulation est une technique instrumentale utilisée par un kinésithérapeute pour stimuler les muscles du périnée. Le praticien utilise des courants électriques pour exciter les nerfs et contracter les muscles du périnée. L’électrostimulation a fait ses preuves sur l’incontinence d’effort et l’incontinence d’urgence. Son efficacité dépend surtout de l’intégrité des nerfs. De ce fait, si une partie des nerfs a été endommagée au cours d’une chirurgie, son efficacité pourrait diminuer. Cette méthode de rééducation existe depuis les années 80 mais n’a vraiment suscité de l’intérêt qu’au cours des dernières années. Le fait de pouvoir y accéder à domicile y est pour beaucoup. Des appareils d’auto-rééducation permettent même de procéder soi-même sans l’aide d’un thérapeute.

L’électrostimulation usant de sondes

L’appareil de stimulation électrique le plus utilisé est composé d’un boitier et d’une sonde vaginale. La taille de la sonde est choisie par le thérapeute en fonction de la patiente. Il existe des stimulateurs sans fil que l’on peut programmer d’avance pour plus de liberté d’utilisation. Pour que l’électrostimulation soit profitable, il est important d’être à l’écoute de son corps. En effet, une fois que la sonde est introduite, la machine envoie des pulsions électriques que la femme devrait bien ressentir. Si elle perçoit mal les contractions, elle peut augmenter elle-même l’intensité du courant. Si elle ressent une douleur, ce qui ne devrait pas se produire dans les conditions d’usage optimal, elle doit arrêter la séance.

L’électrostimulation sans sondes

Pour celles qui seraient gênées par l’introduction d’une sonde, il existe d’autres appareils qui en sont dépourvus comme l’Innovo. Ce genre d’instrument utilise des cuissières sur lesquelles des électrodes fixées envoient des impulsions électriques multidirectionnelles. Le courant atteint les muscles pelviens et provoque des contractions. Même si cet outil est plus pratique, il vaut mieux se faire conseiller par un rééducateur concernant son usage et ses indications en dehors de l’usage en consultation. D’ailleurs, il n’est pas possible d’acheter l’appareil sans prescription d’un médecin ou d’une sage-femme. Le remboursement par la Sécurité Sociale des appareils d’électrostimulation se fait à hauteur de 60%, le plafond étant de 304,90 euros.